Mady Faucoup est psychothérapeute en libéral depuis 2007, agréée par l’ARS.
Formatrice à l’Institut Mimethys en Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels (TLMR) et en hypnose, elle accompagne patients et professionnels à travers une approche intégrative centrée sur les ressources et les dynamiques relationnelles.
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Une pratique intégrative en évolution
Le Dr Bardot, psychiatre et pédopsychiatre à Nantes, développe depuis une quinzaine d’années une pratique thérapeutique originale : l’HTSMA. Il l’enseigne, avec une équipe de formateurs, aux professionnels du soin et de la relation d’aide, à l’Institut Mimethys de Nantes.
On ne décline plus aujourd’hui le sigle HTSMA, tant sa signification initiale a évolué. À l’origine, il mettait en lien l’hypnose, la thérapie stratégique et les mouvements alternatifs. Mais cette pratique dépasse désormais largement l’idée d’une simple conjonction de méthodes.
Il s’agit d’une approche intégrative formant un tout cohérent, dans lequel de nombreux chemins et possibilités d’intervention peuvent émerger, selon le déploiement du processus thérapeutique. Nous ne sommes ni dans une collection de techniques ni dans des protocoles prédéfinis.
Dans ce sens, l’HTSMA possède son propre modèle, que l’on pourrait qualifier de non-modèle
, puisque le processus est premier. Le travail s’attache aux interactions entre les éléments et aux mondes relationnels en présence.
Contexte de la démonstration clinique
En novembre 2017, lors d’un atelier thématique consacré à la psychosomatique, les stagiaires ont pu observer de manière très concrète cette façon de travailler.
Le thérapeute entre dans le travail avec la personne en l’interrogeant afin de « réduire » le problème, en restant au plus près de ce qui est exprimé. Ce questionnement, spécifique à l’HTSMA, s’inspire à la fois des apports des thérapies brèves et d’une lecture triangulaire des interactions, articulée autour du cercle Intention – Action – Effets.
Le thérapeute utilise les informations issues du corps, du verbal et du non verbal, puis mobilise l’imaginaire, qui fait lien entre le mental et le corporel, afin de mettre en forme la problématique. Celle-ci peut alors être externalisée et travaillée comme une scène imaginaire en trois dimensions.
Transe, bulle thérapeutique et intersubjectivité
Cette manière de faire induit un état de transe et active la bulle thérapeutique. Thérapeute et patient suivent ensemble le processus qui se déploie dans la séance, lèvent les obstacles et aboutissent à une expérience d’unité.
Dans ce travail, ce ne sont pas seulement le corps et le mental du patient qui fournissent des informations, mais également ceux du thérapeute. Il arrive même, lorsque le patient est dissocié, que le thérapeute fasse une partie du travail à sa place, car c’est lui qui a alors accès aux informations.
Une démonstration clinique commentée
Plutôt que de longs discours théoriques, il est proposé ici de découvrir le script d’une démonstration. L’expérience reste la voie la plus directe pour comprendre concrètement la clinique de l’HTSMA.
Cette démonstration a été scriptée à partir de l’enregistrement réalisé par Patrick Damgé, médecin généraliste près de Marseille, présent lors de l’atelier. Elle concerne une patiente présentant un asthme récurrent.
Il est suggéré de lire d’abord la démonstration en gras, sans les commentaires en italique, afin d’en percevoir la fluidité. Une seconde lecture, intégrant les commentaires pédagogiques, permet ensuite de comprendre plus finement ce qui se joue dans le processus.
Abréviations utilisées :
- Th : thérapeute ;
- P : patient ;
- MO : mouvements oculaires devant les yeux du patient.
Les commentaires pédagogiques apparaissent entre parenthèses et en italique.
Script de la démonstration clinique
Th : Qu’est-ce qui vous amène ?
P : Je souhaiterais être débarrassée de mon asthme, j’étais beaucoup mieux et depuis deux jours, je suis à nouveau pas confortable avec mes poumons alors que j’étais plutôt tranquille depuis plusieurs mois.
(Langage psy, elle parle de la relation avec ses poumons, si on était avec un langage médical elle viendrait sur indication et demanderait probablement de l’hypnose comme un médicament, et pourrait même demander en combien de séance puisque c’est une prescription)
Th : Alors, qu’est-ce qui se passe entre vos poumons et vous ?
P : Et bien, si je le savais, je ne serais pas là !
P : Que font vos poumons ?
(Quand elle parle de ses poumons, il faut entendre que ses poumons agissent en dehors de son contrôle, que dans l’interaction entre poumons et P, c’est vide, d’un côté, il y a les poumons et de l’autre il y a P)
P : Ils spasment.
TH : Quand vos poumons spasment, quels sont les effets sur vous ?
(quand il y a une action, on interroge soit sur les effets soit sur l’intention, en gardant à l’idée le cercle suivant : intention, action, effets)
P : Ca m’empêchent de bien respirer et ça limite mes activités.
Th : Ca fait quoi quand ça vous empêche de respirer ?
(Empêcher n’est pas une réponse affirmative, en terme d’action)
P tousse
(langage du corps, ce sont les poumons qui parlent, ils sont de plus en plus présents)
Th : Quand ça vous fait tousser, comment ça réagit ?
P : Là tout de suite ce n’est pas confortable (en montrant sa poitrine) et j’ai le cœur qui bat.
Th : Si ce n’est pas confortable, c’est quoi ?
(équivalent d’une induction hypnotique, le Th est en train de la focaliser de plus en plus)
P : C’est oppressant, j’ai le cœur qui bat.
Th : Le plus important, c’est l’oppression ou le cœur qui bat ?
(Il y a plusieurs réponses en terme d’action, il faut faire préciser)
P : L’oppression.
Th : Comment l’oppression quand elle est présente, vous la vivez ?
P : Je la vis mal.
Th : Imaginons que ce mal prenne forme, quelle forme il prend là, devant nous?
(on fait préciser, on peut obtenir une réponse sous forme d’une pensée, d’une image ou d’une sensation)
P : Une tâche noire goudronneuse.
(Si on n’avait pas une forme qu’on va pouvoir externaliser, on aurait pu prendre une autre voie : l’oppression étant une action, on peut la mettre en interaction avec une intention et ça donnerait ceci : « observez tout ce qui va se mettre en lien avec cette oppression ? »)
Th : Vous êtes capable de faire face ou vous avez besoin d’aide ?
(à ce stade, il faut travailler l’attachement car la personne n’est pas en lien. Dans la problématique somatique la relation humaine est coupée. Le thérapeute va faire la moitié du chemin, c’est au patient de faire l’autre)
P : oui, je veux bien de votre aide parce que ce n’est pas du tout confortable, je me sens pas bien.
(Il faut bétonner et évaluer la perturbation sur une échelle, car il faut que cette tâche noire soit vraiment une réalité devant elle sinon, ça risque de rester dans le mental)
Th : Quand vous dites que vous vous sentez mal avec cette tâche noire, on va faire venir l’oppression sous forme de tâche noire goudronneuse et quand elle là cette tâche noire goudronneuse, ça réagit comment, 10 est le maximum de perturbation et 0 le minimum?
P : Je dirais que c’est la tristesse et que c’est à 9.
Th propose au patient de poser le dos de sa main dans sa main à lui
(ce qui va permettre d’externaliser la tâche et de contenir l’abréaction)
Th : La tâche noire est là dans la main comment ça réagit ? (+MO)
P : je ne sais pas, je ne suis pas connectée.
Le Thérapeute observe cependant qu’elle se met à respirer et que sa main s’est détendue.
(Il a les informations mais il va vérifier)
Th : Je vous propose de porter toute votre attention sur la manière dont vos poumons respirent, là, maintenant (+ MO)
P : Je sens une petite brûlure (action)
Elle désigne en même temps la base de sa poitrine.
Th : Très bien, portez votre attention sur cette petite brûlure (+ MO)…qu’est ce qui vient de différent ?
P prend une inspiration suivie d’une expiration.
Th : Très bien (+MO)
(Il y a une réponse corporelle, on valide, on ne pose pas de questions car elle ne peut pas être dans le verbal, là)
Th : Portez votre attention sur cet air qui rentre et qui sort de vos poumons (+ MO)
(On est sur l’action de brûler, on va observer les effets)
Th : comment ça réagit ?
P : Je sens de la légèreté (+MO)
La main se décolle.
Th : Où cette main va se diriger? (+MO)
(On ne sait pas si c’est un ancrage ou un geste d’ouverture, c’est-à-dire soit attachement soit autonomie car en psychosomatique, ça peut partir dans une direction ou l’autre).
La main de P part dans l’espace et se pose sur les poumons. Le Th se tait et continue les MO pendant la lévitation pour appuyer le processus.
Th : Portez votre attention sur le contact entre cette main et ces poumons (+MO)
(A ce stade, ce n’est pas « ta main et tes poumons », pour amplifier la transe dans l’expérience corporelle et non pas dans l’identité. Le Thérapeute ne s’adresse pas à la personne mais à l’interaction entre elle et ses poumons)
P descend en avant. Th l’accompagne en faisant du taping avec ses mains sur les genoux de P puis sur ses épaules, jusqu’à ce qu’elle descende naturellement jusqu’au sol, sans forcer (le taping, équivalent des MO quand les yeux du P sont fermés, est très important pour approfondir la transe, c’est comme si le Th allait toucher l’âme de la personne, il accompagne le corps de P dans son mouvement naturel en transe).
Le corps de P est allongé au sol.
Th : Ce corps est maintenant comme celui d’un fœtus (+ taping sur épaule et hanche, sur les articulations)
Le Th s’adresse au corps, pas à la personne, et regarde donc le corps, il fait un taping en visualisant que la vie est en train de circuler dans le corps.
Th : Ton attention va se porter sur ce qu’il y a de plus vivant dans ce corps (+taping)
(ébauche de relation au corps vivant)
P respire (+taping ) (c’est comme de la réanimation)
Th : Le sol se met en contact avec ce corps, l’enveloppe (+taping)(relation au monde)
Th : Et le sol est de plus en plus soutenant pour ce corps (+MO en continuant à visualiser que le sol se met en contact avec le corps et même l’enveloppe)
P se met à bouger et se met sur le côté.
Th : Nous allons demander à toutes les personnes qui peuvent venir se mettre en lien avec ce corps de se mettre là maintenant en lien avec ce corps (le Th envoie l’injonction avec une voix affirmée, comme un souffle de vie envoyé vers le P + séquences de MO)
Relation à l’autre
Le Th fait du taping avec ses mains sur les épaules du P et se met aussi en lien avec sa respiration et les personnes (pour poursuivre le travail de corps à corps et pour que les corps du P et du Th soient dans la même bulle, dans une expérience d’unité, comme une danse)
Th : Qu’est ce qui vient ?
P : Je me sens bien, j’ai de la chaleur dans les mains, ça circule.
Th : Qu’est-ce qui circule dans ton corps (définir le « ça »)
P : La vie.
Th : Observe cette vie qui circule dans tout ton corps (+taping)
(diffusion et généralisation)
P reste couchée (besoin d’autorisation)
Th : Qui va venir, là, maintenant donner l’autorisation à ce corps de vivre pleinement dans la vie ? (+taping)
(tiers autorisant)
P : Personne
(indication, comme quoi la question du Thérapeute est trop précoce, il fait encore rester au niveau de la vie qui circule)
Th : Qui va venir là, maintenant, donner l’autorisation à la vie de circuler dans ce corps ? (+taping)
Th réitère : Observons qui va venir donner l’autorisation à la vie à circuler pleinement dans ton corps ? (+taping)
P : C’est flou
Th : Observe (en Psychosomatique c’est toujours dans l’espace ressource que le problème va être traité)
P : Je vois le magicien
(tiers spirituel indifférencié, forme symbolique qui permet le passage de l’espace problème à l’espace ressource et qui va ainsi permettre que la vie prenne forme)
Th : Comment ça réagit ?
P : J’ai des frissons
(la vie)
Th : Quel mouvement est dans ton corps ? (la vie= action) (+taping)
P : Mes mâchoires claquent (+ taping)
Th : Quand ces mâchoires claquent, qu’est-ce qu’elles cherchent à exprimer ? (+taping)
(On cherche l’intention de l’action)
P : Bordel de merde.
Th continue le taping (Th laisse venir, c’est encore trop mentalisé)
Le corps de P se met en tension.
P : Quelque chose veut sortir et ne sort pas.
Th : Qui vient et qui empêche quelque chose de sortir ? (Tiers qui empêche) (+taping)
Les mains de P se soulèvent.
P : Je vois mon grand-père
(ce qui engage dans un travail de deuil… le grand-père est une personne décédée)
Th : Observe ce que fait ton grand-père(sous-entendu : qui empêche) (+taping)
P : Il est figé, tout droit, les bras le long du corps et son visage est figé
(expression comportementale de la problématique qui habite le grand-père et qui l’empêche dans un premier temps d’être un tiers soutien) (+taping)
P pleure.
P : J’ai de la tristesse de le voir figé comme ça (+taping)
(expression émotionnelle en lien avec la problématique qui habite le grand-père)
P pleure de plus en plus.
Th : Observe ce qui vient se mettre en lien avec cette tristesse ? (+taping)
(l’attention de P est focalisée sur la tristesse chez elle. L’espace tristesse est un espace ressource parce qu’il contient la vie. Mais dans un premier temps, il ne peut pas être partagé avec le grand-père, car on est dans un scénario dissociatif : elle est dans la tristesse quand son grand-père est dans le figé. Le grand-père et elle, ne pourront partager un espace ressource que lorsqu’elle aura accès à la tristesse de son grand-père. Il ne peut pas l’exprimer tant que la problématique liée à la réponse figée n’a pas pris forme afin d’être traitée)
P met ses mains sur ses poumons et ça respire (c’est dans l’interaction entre elle et ses poumons que le lien se fait, entre la partie saine en elle qui vient en soutien de la partie en souffrance)
Th : Ton grand-père est là, quel message il a pour toi ? (+taping)
P : Rien
(c’était trop tôt car la problématique qui entretient la dissociation n’est toujours pas traitée, le soutien n’a pas permis de se mettre en lien avec le message du grand-père, c’est resté une tentative de sécurisation)
Th : Observons ce qui se passe entre ton grand-père et toi ? Le Th met la main en écran devant pour trianguler
(on travaille alors sur les interactions pour lever le ou les obstacles) (+taping)
P : Un champ de bataille (+taping)
Forme que prend la problématique et qui triangule entre P et grand-père
Th : Comment ça réagit ?
P : Bizarrement, ça va mieux que tout à l’heure (+taping)
(on est sur la métaphorisation du monde transgénérationnel qui lui fait rejoindre son grand-père, le comprendre dans le sens de « prendre avec » et ainsi de permettre, face à ce champ de bataille que la tristesse devienne une expérience émotionnelle partagée)
Th : Et là ?
P : J’ai des tremblements.
Th : Si ces tremblements se transforment en geste là, maintenant ? (+taping)
(les tremblements indiquent un mouvement empêché)
P : C’est comme si il demandait qu’on le sorte de là.
Une main de P se lève (+taping)
Th : Quelle main va venir prendre la tienne (+taping)
(métaphore agie du soutien possible).
Son autre main rejoint sa main levée.
P se relève, se met assise et pleure (c’est le moment de l’intégration de l’expérience de tristesse partagée avec le grand-père. Les pleurs le manifestent, ils apaisent là où, avant, c’était des pleurs qui exprimaient la souffrance)
Th : Qu’est-ce que tu vas pouvoir donner comme autorisation à tes poumons pour que tes poumons et toi ne fassent qu’un?
(on retricote l’unité corps/esprit à la fin du travail en psychosomatique)
P : M’aimer.
Th : C’est une expérience que tu as déjà faite ou bien tu l’imagines ?
(on met en lien avec une expérience vécue pour renforcer l’expérience ressource)
P : C’est une expérience.
Th : Qu’est-ce qui vient (+MO)
P : Quand j’allaitais.
Th : Observe tes enfants, ils sont là devant toi, quel message ils expriment ?
(transmission : les enfants valident que le travail qui devait être fait est bien fait, ils font office de tiers spirituels dans l’espace ressource) (+MO)
P : On peut vivre sans toi.
Th : Comment ça réagit ?
P : L’apaisement (la transmission est faite)
Th fait focaliser sur cet apaisement (+MO)
Th : Observe toutes les personnes qui viennent se mettre en lien avec cet apaisement (+MO)
(tiers communautaire pour élargir l’expérience à la communauté, que ça ne reste pas qu’une expérience singulière)
Th : Qu’est-ce que tu te vois faire là, maintenant avec cette expérience ? (+MO rapides et larges)
(orientation vers le futur)
P : Sourire.
P sourit (la tâche est faite!)
Th : Avec ce sourire, est-ce que tu es prête là, maintenant, à te lever ?
P se lève.
Ces dimensions sont explorées dans les formations en Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels proposées par l’Institut Mimethys.
Intégration et effets observés
Suite à cette démonstration, et après une séance complémentaire, l’asthme a cessé de s’inviter chez cette patiente.
Lorsque ce travail est mené au plus près de cette pratique, il apparaît fluide et écologique, respectueux à la fois de la personne accompagnée et du thérapeute. Les informations bloquantes peuvent être externalisées, qu’elles soient corporelles, imaginaires ou mentales, permettant au processus de se dérouler sans forçage.
Le travail peut sembler simple dans sa forme, mais cette simplicité repose sur une posture exigeante : une décentration constante du thérapeute, une observation fine et un suivi rigoureux du processus, qui reste toujours premier.
Ce que cette pratique transforme dans la clinique
Pour la praticienne, le développement de cette approche a apporté une aisance nouvelle, notamment dans l’accompagnement de personnes confrontées à des problématiques anciennes, des traumas multiples et complexes ou des enjeux transgénérationnels.
Lorsque les ressources semblent difficilement mobilisables et que les adaptations passées figent les situations, ce type de pratique permet de réaccorder le mental et le corps dans une expérience intégrée, en lien avec le monde physique, la relation humaine et le monde des représentations.
FAQ – Démonstration d’HTSMA / TLMR en psychosomatique
Qu’est-ce que cette démonstration en psychosomatique permet de comprendre ?
Cette démonstration permet d’observer concrètement comment l’HTSMA, aujourd’hui intégrée dans la TLMR, s’appuie sur le corps, la relation et les interactions pour accompagner une problématique psychosomatique, sans appliquer de protocole prédéfini.
En quoi le travail psychosomatique en TLMR se distingue-t-il d’une approche symptomatique ?
La TLMR ne vise pas la disparition directe d’un symptôme. Elle s’intéresse aux interactions, aux vécus corporels et relationnels qui se manifestent à travers lui, afin de permettre une transformation du processus dans lequel le symptôme s’inscrit.
Pourquoi le corps occupe-t-il une place centrale dans cette démonstration ?
Dans le travail psychosomatique, le corps est considéré comme porteur d’informations essentielles. La TLMR propose de se mettre en lien avec les manifestations corporelles, les sensations et les mouvements émergents, comme des éléments actifs du processus relationnel.
Quel est le rôle de la transe dans cette approche ?
La transe émerge naturellement de l’attention portée à l’expérience vécue. Elle permet l’installation d’une bulle relationnelle dans laquelle thérapeute et personne accompagnée suivent ensemble le processus, en restant ajustés à ce qui se déploie dans l’instant.
