L’externalisation en Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels (TLMR)
En Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels (TLMR), l’externalisation permet de séparer la personne de la problématique qui exerce une emprise sur sa vie et structure ses relations à elle-même, aux autres et au monde.
En bref
Qu’est-ce que l’externalisation en TLMR ?
En Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels (TLMR), l’externalisation est un processus qui consiste à mettre à l’extérieur de la personne une problématique relationnelle, sous une forme métaphorique, symbolique ou hallucinatoire.
Elle permet de séparer la personne de ce qui exerce une emprise sur sa vie et d’explorer les effets relationnels de cette forme dans un espace partagé.
Séparer la personne de la problématique
L’externalisation repose sur l’idée que les constructions mentales sont une objectivation des expériences relationnelles.
Ce processus vise à séparer la personne de la problématique qui organise sa vie, influence sa manière d’être avec elle-même, avec les autres et avec le monde, et exerce une emprise dans son quotidien.
En projetant à l’extérieur une forme qui représente cette problématique, l’externalisation permet d’agir sur les effets relationnels plutôt que sur la personne elle-même.
Mettre en forme la problématique : vision, métaphore et hallucination
La spécificité de l’externalisation en TLMR est de mobiliser :
- les capacités de vision dans le présent,
- les capacités d’hallucination dans le présent,
- les formes métaphoriques, symboliques ou hallucinatoires,
- les scènes, les souvenirs, les personnages ou les symboles.
Cette mise en forme est rendue possible grâce à un questionnement spécifique qui permet au patient et au thérapeute d’entrer ensemble dans le monde relationnel du patient, jusqu’à ce que la problématique prenne une forme externalisée contextualisée.
La disposition des chaises et l’espace de la scène imaginaire
L’externalisation nécessite une disposition particulière :
- Un espace devant, où se déploie la scène imaginaire.
- Une position ajustée des chaises permettant la rencontre du regard et la visualisation de la forme externalisée.
- Une position triangulée qui permet, simultanément, de travailler les processus de sécurisation dans la relation entre les deux corps.
Ce dispositif permet de situer clairement l’espace où la forme externalisée apparaît et où se déroule la scène imaginaire.
Quand l’externalisation est en place
L’externalisation est considérée comme opérationnelle lorsque :
- la manière de voir, de visualiser, d’entendre ou de ressentir la problématique sous sa forme métaphorique ;
devient une expérience partagée entre patient et thérapeute. - la projection externe permet à chacun de percevoir les effets relationnels d’emprise, c’est-à-dire les effets dysfonctionnels qu’exerce la problématique dans la vie de la personne.
- la relation à la forme externalisée peut alors être transformée, et non supprimée.
Ce changement dans la relation à la forme modifie progressivement l’emprise qu’elle exerce.
Le travail thérapeutique : transformer les effets relationnels
L’externalisation en TLMR permet au thérapeute de passer :
- d’une posture d’interprétation,
- à une posture de témoignage fondée sur l’expérience corporelle et relationnelle.
En partageant les effets dysfonctionnels de la forme externalisée, le thérapeute accompagne la transformation des réponses relationnelles qui émergent.
Ce processus ouvre un espace dans lequel de nouveaux modes de lien peuvent se tisser et où une autre expérience de vie peut apparaître.
Des questions sur nos formations à la TLMR ou l’orientation dans le parcours ?
Externalisation en thérapie narrative et en TLMR : points communs et distinctions
L’externalisation occupe une place centrale en thérapie narrative :
« la personne est la personne, le problème est le problème »
identification, nomination métaphorique, exploration des exceptions, nouvelles perspectives de vie.
En TLMR, l’externalisation partage ces fondamentaux mais s’en distingue par :
- l’usage de la vision dans le présent,
- l’usage des phénomènes hallucinatoires,
- la mobilisation du corps relationnel,
- le travail sur les dimensions transgénérationnelles,
- une mise en forme qui peut devenir un personnage avec attributs relationnels, mobilisant non seulement le langage mais aussi l’image et les effets corporels.
L’objectif n’est pas la forme elle-même, mais les attributs relationnels qui exercent une emprise dans la vie de la personne et de son entourage.
Internalisation : l’autre versant du processus
L’externalisation ouvre vers l’internalisation. Lorsque la relation à la forme externalisée se transforme, la personne peut :
- intégrer une expérience différente,
- sortir de l’emprise de la problématique,
- retrouver une position d’acteur dans sa vie,
- entrer dans une nouvelle histoire relationnelle structurante.
C’est cette transformation de l’expérience qui permet l’émergence de nouveaux liens.
Comprendre l'Externalisation en TLMR
Qu’est-ce que l’externalisation en TLMR ?
C’est un processus qui consiste à mettre en forme, à l’extérieur de la personne, une problématique relationnelle, sous une forme métaphorique, symbolique ou hallucinatoire.
Pourquoi externaliser une problématique ?
Pour séparer la personne de la problématique, percevoir les effets d’emprise qu’elle exerce et transformer la relation à ces effets.
En quoi l’externalisation en TLMR est-elle spécifique ?
Elle mobilise la vision dans le présent, les phénomènes hallucinatoires et le corps relationnel, permettant un travail sur les dimensions transgénérationnelles.
L’externalisation vise-t-elle à supprimer la problématique ?
Non. Elle vise à transformer les effets relationnels de la forme externalisée.
Quel lien entre externalisation narrative et externalisation en TLMR ?
Les deux reposent sur la séparation personne/problème, mais la TLMR mobilise la perception, le corps relationnel et les phénomènes hallucinatoires dans le présent.
