Qu’est-ce que la TLMR ? Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels ?
La Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels (TLMR) est une approche thérapeutique relationnelle centrée sur le lien humain, l’expérience vécue et les processus du vivant.
En bref
La TLMR
- Une approche thérapeutique relationnelle centrée sur le lien, l’expérience vécue et les processus du vivant
- Une lecture non pathologisante des situations de souffrance, attentive aux mondes relationnels dans lesquels elles s’inscrivent
- Une thérapie qui mobilise la relation thérapeutique comme espace central de transformation
- Une attention portée au corps, aux ressentis et à l’intersubjectivité, chez le patient comme chez le thérapeute
- Une approche clinique, expérientielle et évolutive, issue du terrain et de la pratique
Définition et principes généraux de la TLMR
La TLMR est une approche thérapeutique relationnelle centrée sur le lien et les processus du vivant.
Elle mobilise la relation humaine comme levier de transformation, dans une perspective non pathologisante. Elle s’appuie sur l’expérience vécue, le corps et l’intersubjectivité.
Le texte complet présente ses origines, ses appuis théoriques et son ancrage clinique.
Présentation générale de la TLMR
La Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels (TLMR) est une approche thérapeutique relationnelle qui s’intéresse à la manière dont les liens humains, dans toute leur complexité, influencent les processus de vie, de souffrance et de transformation.
Elle repose sur l’idée que les difficultés rencontrées par une personne ne peuvent être comprises uniquement à partir d’une lecture intrapsychique, mais qu’elles s’inscrivent dans des mondes relationnels façonnés par l’histoire, les interactions et les contextes de vie.
La TLMR s’attache ainsi à mobiliser la relation humaine comme un levier central du processus thérapeutique, dans une perspective pragmatique, phénoménologique et non pathologisante.
Les origines de la Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels
La TLMR, anciennement appelée HTSMA (Hypnose, Thérapies Stratégiques et Mouvements Alternatifs), a été conceptualisée par le Dr Éric Bardot à partir de son travail clinique et de son intérêt pour l’attachement désorganisé chez l’enfant et les mondes psychotraumatiques.
Sa réflexion s’est construite autour d’une question centrale : comment la relation humaine, dans la diversité de ses potentialités, peut-elle être mobilisée au service de la thérapie afin d’accompagner une personne à se séparer des effets destructeurs du monde traumatique ?
Cette réflexion, issue de la clinique et nourrie par l’expérience du terrain, a progressivement donné naissance à la Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels (TLMR), initialement nommée HTSMA.
Elle continue aujourd’hui à structurer l’approche TLMR telle qu’elle est transmise et mise en œuvre à l’Institut Mimethys, dans les formations, les supervisions et la pratique thérapeutique, en restant fidèle à son ancrage expérientiel et relationnel.
Issu de son expérience de pédopsychiatre, ce questionnement l’a conduit à remettre en perspective certaines limites des approches strictement intrapsychiques face aux problématiques complexes, qu’elles soient psychiques, relationnelles ou psychosomatiques.
Une approche relationnelle ancrée dans le corps et l’expérience
Trois axes issus de la clinique ont joué un rôle déterminant dans l’élaboration de la TLMR :
- l’importance de l’observation dans la relation thérapeutique ;
- la place centrale du corps dans le développement psychomoteur, affectif et cognitif ;
- le rôle du jeu, du « comme si » et de la capacité à jouer comme vecteurs d’apprentissage, de transformation et de lâcher-prise.
Ces dimensions ont conduit à une approche thérapeutique où le corps, la perception et l’expérience vécue occupent une place essentielle, tant pour le patient que pour le thérapeute.
Influences théoriques et cliniques
La TLMR s’inscrit dans une filiation théorique et clinique plurielle, nourrie par des champs de savoirs complémentaires.
Elle s’appuie notamment sur :
- l’hypnose ericksonienne,
- les approches systémiques et interactionnelles,
- les travaux de l’école de Palo Alto ,
- l’approche orientée solution de Steve de Shazer ,
- l’EMDR de Francine Shapiro ,
- l’approche narrative de Michael White .
Elle est également influencée par :
- Jacob Levy Moreno,
- John Bowlby et la théorie de l’attachement,
- Daniel Stern et les travaux sur l’intersubjectivité,
- Gregory Bateson,
- ainsi que par la réflexion existentielle autour du sens, telle que formulée par Viktor Frankl.
Ces influences ont contribué à façonner une approche intégrative, relationnelle et pragmatique, attentive à la complexité des interactions humaines.
Une thérapie du lien et du vivant
La TLMR peut être définie comme une thérapie du lien et du vivant.
Elle repose sur l’idée que seuls les liens peuvent se modifier et que le changement émerge lorsque ce qui est figé dans la relation peut être remis en mouvement.
Plutôt que de placer le symptôme au centre, la TLMR cherche à déconstruire la relation figée qu’entretient une personne avec son problème, afin de transformer cette relation en un espace de coopération, de créativité et d’autonomie.
L’approche est non pathologisante : elle vise à mobiliser ce qui est encore vivant — ressources, compétences, capacités d’adaptation — plutôt que de se focaliser sur ce qui est figé ou dysfonctionnel.
Un modèle relationnel, ou « non-modèle »
La TLMR ne se présente pas comme un protocole figé, mais comme une matrice de phénomènes relationnels non spécifiques de la thérapie.
Les interventions thérapeutiques s’ajustent en permanence à la problématique présente.
Chaque situation est considérée comme unique, même si certaines stratégies peuvent être modélisées a posteriori à des fins d’enseignement.
Le thérapeute s’implique dans le processus et utilise ce que la relation produit dans l’ici et maintenant, notamment à travers une transe d’observation lui permettant de percevoir les effets du processus sur lui-même et sur la relation thérapeutique.
Modélisation du processus thérapeutique
La TLMR vise la création d’un espace sécure dans lequel le patient peut vivre une expérience différente de celle qui l’a conduit à consulter.
Cette expérience est une co-construction entre le patient et le thérapeute. Elle mobilise les dimensions sensorielles, émotionnelles, comportementales, cognitives et relationnelles, dans un espace imaginaire partagé.
À partir de cette expérience correctrice, un mouvement de réassociation peut s’opérer, permettant l’émergence d’une posture différente et l’élaboration d’une histoire alternative, plus cohérente et porteuse de sens.
Les simulations alternatives et le changement
Pour soutenir ce processus, la TLMR utilise différents outils, dont les stimulations alternatives, afin d’aider le patient et le thérapeute à s’engager dans cet espace imaginaire partagé.
Ces simulations ont une fonction d’induction et de stabilisation du processus thérapeutique. Elles contribuent à rompre les boucles relationnelles dysfonctionnelles et à ouvrir la possibilité de nouveaux liens, plus ajustés et plus vivants.
La pertinence du travail thérapeutique s’évalue à partir de ce qui change concrètement pour la personne dans sa vie quotidienne.
Une approche en constante évolution
La TLMR s’inscrit comme une évolution des approches systémiques contemporaines. Elle intègre des savoirs issus de la psychologie, de la psychiatrie, de l’éthologie, de l’ethnologie, de la sociologie, de la philosophie, des sciences cognitives et des neurosciences.
Elle reste ouverte, évolutive et attentive aux transformations des contextes humains, sociaux et relationnels.
Aller plus loin
La TLMR constitue le socle des formations proposées par l’Institut Mimethys.
La TLMR expliquée
Qu’est-ce que la Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels (TLMR) ?
Cette approche thérapeutique relationnelle s’intéresse à la manière dont les liens humains et les mondes relationnels influencent les processus de souffrance et de transformation.
La relation thérapeutique y est mobilisée comme un levier central du processus de changement.
En quoi la TLMR se distingue-t-elle d’une approche intrapsychique classique ?
Cette approche ne se limite pas à une lecture intrapsychique des difficultés.
Elle propose de comprendre les problématiques humaines à partir des interactions, des contextes relationnels et des processus du vivant dans lesquels la personne est inscrite.
Quelle place occupe le lien dans la TLMR ?
Le lien est au cœur de la TLMR. L’approche repose sur l’idée que seuls les liens peuvent se modifier et que le changement thérapeutique émerge lorsque ce qui est figé dans la relation peut être remis en mouvement de manière ajustée.
La TLMR est-elle une approche centrée sur les symptômes ?
Non. La TLMR adopte une posture non pathologisante. Elle ne place pas le symptôme au centre, mais s’intéresse à la relation que la personne entretient avec son problème, afin de transformer cette relation et mobiliser les ressources existantes.
Quelle est la place du thérapeute dans la TLMR ?
Le thérapeute est engagé dans le processus relationnel. Il utilise ce que la relation produit dans l’ici et maintenant, notamment à travers l’observation, le ressenti corporel et la présence, pour soutenir le processus de changement.
La TLMR est-elle un modèle thérapeutique figé ?
La TLMR ne se présente pas comme un protocole ou un modèle figé. Elle s’apparente à une matrice de phénomènes relationnels, à partir de laquelle les interventions s’ajustent en fonction de la situation, du contexte et de la relation thérapeutique.
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