Parcours et fondements
Le parcours d’Éric Bardot est profondément lié à son histoire personnelle et aux contextes relationnels dans lesquels il a grandi.
Aîné d’une fratrie de sept enfants, il a été confronté très tôt aux effets des traumatismes transgénérationnels et des deuils non élaborés.
Ces expériences précoces ont constitué un socle de compréhension intime des mondes traumatiques, bien avant leur conceptualisation clinique.
Entré en psychiatrie en 1979, il a exercé en milieu institutionnel auprès de populations particulièrement vulnérables, avant de s’installer en pratique libérale.
Son cheminement l’a conduit à explorer des approches complémentaires, notamment l’hypnose ericksonienne, ainsi que des champs expérientiels variés (arts martiaux, théâtre, équithérapie, jeux de rôle, mythologies), qui ont nourri en profondeur sa compréhension des processus de transformation.
Champ d’intervention et publics accompagnés
Éric Bardot intervient principalement auprès de personnes confrontées à des traumatismes complexes et développementaux, des troubles dissociatifs, des situations d’emprise, des pathologies relationnelles sévères ou des transmissions transgénérationnelles non résolues.
Il accompagne :
- des adultes, adolescents et enfants en souffrance relationnelle ;
- des familles confrontées à des dynamiques traumatiques ;
- des professionnels de la santé mentale en formation ou en supervision.
La formation des thérapeutes constitue aujourd’hui un axe central de son engagement, avec la conviction que la transmission rigoureuse d’une approche relationnelle multiplie son impact clinique.
La TLMR : genèse et principes
La Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels (TLMR) est née d’un constat clinique répété : les approches dominantes échouaient fréquemment face aux traumatismes complexes. Éric Bardot observe que le trauma ne se réduit ni à un événement passé ni à des symptômes isolés, mais constitue un monde relationnel structuré, avec sa logique propre, sa temporalité et ses règles implicites.
La TLMR repose sur une prémisse centrale : la relation est première. L’être humain n’émerge pas comme un individu isolé entrant ensuite en relation, mais se constitue dans et par le lien.
Cette approche intègre notamment :
- la matrice métatransitionnelle ;
- une vision moniste ternaire du vivant ;
- la transe de réassociation ;
- une cartographie précise des architectures traumatiques.
Elle vise non pas la réparation mécanique, mais la transformation des structures relationnelles profondes.
Rôle au sein de l’Institut Mimethys
Fondateur de l’Institut Mimethys, Éric Bardot en assure la vision, la cohérence et la transmission.
Il intervient notamment dans :
- la conception des fondements théoriques et cliniques de la TLMR ;
- la direction des formations avancées ;
- la supervision des formateurs ;
- la structuration de la transmission de l’approche dans une perspective de pérennité.
L’Institut Mimethys s’inscrit dans une dynamique de transformation vers une organisation porteuse de sens, fidèle à ses racines cliniques et éthiques.
Écriture, transmission et recherche
Après plusieurs décennies de pratique, Éric Bardot s’est engagé dans un travail d’écriture visant à formaliser et transmettre la TLMR. Ses ouvrages, en cours de publication, articulent expérience clinique, réflexion épistémologique et ouverture au dialogue avec d’autres disciplines, notamment les neurosciences, l’anthropologie et la philosophie.
Cette démarche vise à garantir la lisibilité, la rigueur et la transmission vivante de l’approche au-delà de sa propre présence.
Repère essentiel
Au cœur du travail d’Éric Bardot se trouve une conviction fondamentale : la transformation est toujours possible.
Le monde traumatique n’est pas une fatalité.
Ce qui a été figé peut être remis en mouvement, non par la réparation, mais par la réouverture du lien, du corps et du sens, dans une perspective incarnée et transgénérationnelle.
Extraits d'articles publiés par Eric Bardot
FAQ – Fondateur de la TLMR
Qu’est-ce que la Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels (TLMR) ?
La TLMR est une approche thérapeutique développée par Éric Bardot à partir de plusieurs décennies de pratique clinique.
Elle repose sur l’idée que le traumatisme ne se limite pas à des symptômes ou à des événements passés, mais constitue un monde relationnel structuré, avec sa logique propre, sa temporalité et ses règles implicites.
La TLMR vise la transformation de ces mondes relationnels plutôt que la simple correction de comportements ou de symptômes.
Pourquoi la TLMR a-t-elle été créée ?
La TLMR est née d’un constat clinique récurrent : les approches thérapeutiques dominantes montraient leurs limites face aux traumatismes complexes et développementaux.
Éric Bardot a observé que ces approches traitaient souvent des manifestations isolées du traumatisme, sans agir sur les structures relationnelles profondes dans lesquelles la souffrance s’inscrit.
La TLMR a émergé progressivement comme une réponse à ces impasses cliniques.
En quoi la TLMR se distingue-t-elle des approches thérapeutiques classiques ?
La TLMR se distingue par une prémisse centrale : la relation est première.
L’être humain n’est pas considéré comme un individu autonome qui entrerait ensuite en relation, mais comme un être qui se constitue dans et par le lien.
Contrairement aux approches centrées sur la réparation ou la normalisation, la TLMR vise une transformation des architectures relationnelles, en intégrant les dimensions psychiques, corporelles et relationnelles de l’expérience.
La TLMR est-elle une méthode ou un ensemble de techniques ?
Non.
La TLMR ne se définit ni comme une méthode standardisée ni comme un catalogue de techniques.
Elle constitue un cadre clinique et relationnel rigoureux, qui engage la posture du thérapeute autant que ses outils.
Réduire la TLMR à des techniques relationnelles ou à des protocoles serait en contradiction avec ses fondements.
Quelle place occupe le corps dans la TLMR ?
Le corps occupe une place centrale dans la TLMR.
Les traumatismes complexes s’inscrivent profondément dans les expériences corporelles et les états de vigilance.
La TLMR mobilise notamment des états modifiés de conscience orientés vers la réassociation et la réintégration, afin de permettre une transformation incarnée, et non uniquement intellectuelle, de l’expérience traumatique.
La TLMR considère-t-elle la souffrance traumatique comme une fatalité ?
Non.
Un des principes fondamentaux de la TLMR est le refus de la fatalité de l’identité victimaire.
L’expérience traumatique n’est pas niée, mais elle n’est pas considérée comme une condamnation définitive.
La TLMR vise à transformer l’énergie de vie figée ou pervertie par le trauma en ressources de transformation et de sens.
À qui s’adresse la TLMR ?
La TLMR s’adresse principalement aux personnes confrontées à des traumatismes complexes, des troubles dissociatifs, des situations d’emprise ou des transmissions transgénérationnelles de traumatismes non résolus.
Elle concerne également les professionnels de la santé mentale souhaitant se former ou se spécialiser dans une approche relationnelle approfondie du trauma.
Quelle est la responsabilité d’Éric Bardot en tant que fondateur de la TLMR ?
En tant que fondateur, Éric Bardot veille à la cohérence, à l’intégrité et à la transmission fidèle de la TLMR.
Il considère comme essentiel de préserver :
- la primauté ontologique de la relation,
- la dimension incarnée de l’approche,
- le refus de toute instrumentalisation simplificatrice,
- l’ouverture créatrice de la TLMR, conçue comme une approche vivante et évolutive, et non comme un dogme.
La TLMR s’appuie-t-elle sur des recherches scientifiques contemporaines ?
Les avancées récentes en neurosciences sociales, en épigénétique et en recherches sur la synchronisation interpersonnelle apportent des éclairages convergents avec les intuitions cliniques de la TLMR.
Ces travaux soutiennent notamment l’idée que les expériences relationnelles ont un impact profond sur les processus neurobiologiques et développementaux, renforçant la pertinence d’une approche centrée sur le lien.
La TLMR peut-elle évoluer dans le temps ?
Oui.
La TLMR est conçue comme une approche ouverte et évolutive.
Elle repose sur un socle clinique et éthique rigoureux, tout en restant attentive aux évolutions de la recherche, aux retours de la pratique et aux contextes contemporains.
Cette ouverture fait partie intégrante de sa définition.
