La pratique de la pleine conscience… …pourrait aussi s’appeler la « pleine présence »

Aujourd’hui, dans le monde de sur-sollicitations où nous vivons, nous avons plus que jamais besoin de calme, de continuité et de profondeur.

La pratique de la pleine conscience s’inscrit dans cette recherche d’une présence plus stable et plus ajustée à soi, aux autres et au monde.

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Personne assise calmement au milieu d’une foule floue et en mouvement, illustrant une présence stable et ancrée dans un environnement sur-sollicité.

En bref

Quelques repères pour comprendre cette approche

  • une pratique corporelle et attentionnelle
  • une approche validée par plusieurs programmes
  • une posture clinique plus qu’une technique
  • un lien direct avec la pratique de la TLMR (HTSMA).
Image de Chantal LAURENT
Chantal LAURENT

Chantal Laurent est docteur en médecine, spécialisée en nutrition comportementale.

Elle exerce en libéral depuis plus de vingt ans, avec une pratique centrée sur l’accompagnement du surpoids, de l’obésité et des troubles du comportement alimentaire.

Formée à la mindfulness (MBCT), aux thérapies cognitives et comportementales, à l’HTSMA et à la communication non violente, elle intervient également dans la formation des professionnels de santé et l’animation de groupes d’échanges de pratiques.

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Un besoin contemporain de calme et de profondeur

Aujourd’hui, dans le monde de sur-sollicitations où nous vivons, nous avons plus que jamais besoin de calme, de continuité, de profondeur.

La méditation laïque de pleine conscience est un outil simple et efficace pour y accéder.

Tout le monde peut apprendre à méditer et en ressentir les bienfaits.

La pleine conscience et ses programmes de référence

Mis au point par Jon Kabat-Zinn en 1979, le programme MBSR de Réduction du stress par la Pleine Conscience a été scientifiquement validé par les neurosciences pour améliorer les symptômes du stress, notamment en cas de douleurs chroniques, les capacités de concentration, le système immunitaire et l’équilibre émotionnel.

Le programme MBCT de Zindel Segal est largement validé dans la prévention des rechutes dépressives.

Il existe encore bien d’autres programmes basés sur la pleine conscience, notamment le MBRP de A. Marlatt, dans la prévention de la rechute dans les addictions.

Une approche corporelle face aux limites du modèle médical classique

Les thérapies qui font appel à la dimension corporelle comme la pleine conscience se développent de plus en plus pour répondre à la demande de patients en situation de souffrance que le modèle médical traditionnel ne satisfait pas complètement.

Comme d’autres thérapies récentes, la mindfulness tient compte des dimensions physiques (sensations corporelles, mouvement), émotionnelles (sentiments, émotions), cognitives (compréhension du mode d’action du cerveau et des comportements automatiques) et spirituelles (compréhension de soi et du monde) de l’humain en relation avec son environnement.

Contraste entre une salle d’examen médicale centrée sur une radiographie et une personne en méditation reliée à ses sensations, émotions et pensées. Exemple de peine conscience
Une approche globale qui intègre corps, émotions, pensées et environnement.

Ces dimensions sont explorées dans les formations en Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels proposées par l’Institut Mimethys.

Comprendre l’esprit et atténuer les souffrances

Comprendre notre esprit et en atténuer les souffrances demeure de grands enjeux de la psychologie clinique et de la psychothérapie moderne.

S’inspirant à la fois des traditions orientales et occidentales, l’apprentissage de la pleine conscience, couplé à la pratique de la compassion et de la bienveillance, ouvre une fenêtre vers une nouvelle manière de vivre, débarrassée du poids du stress quotidien.

Dès que notre attention s’ouvre et devient bienveillante, nous constatons non seulement un changement en nous, mais également que le monde qui nous entoure change.

Personne fatiguée devant un livre ouvert dont s’échappe une brume lumineuse, symbolisant l’allègement du stress et l’ouverture à une compréhension apaisée.
Lorsque l’attention devient bienveillante, l’expérience du monde se transforme.

Pleine conscience, HTSMA et « pleine présence »

Quand on pratique l’HTSMA (désormais renommée TLMR), on a besoin d’être centré, d’avoir une posture physique que l’on maintient pendant toute la séance, et de ressentir les changements dans son corps au cours du processus, en miroir de ce qui émerge dans la relation et chez le patient.

La pratique de la pleine conscience (et non de la méditation qui n’est qu’un aspect de la pleine conscience) pourrait s’appeler aussi la « pleine présence ».

Thérapeute et patient assis face à face, postures stables, reliés par une lumière douce symbolisant l’accordage corporel et relationnel.
La pleine présence comme socle de la relation thérapeutique.

FAQ – Pleine conscience et pratique clinique

Dans ce texte, la méditation est envisagée comme un aspect de la pleine conscience. Celle-ci renvoie plus largement à une qualité de présence corporelle, attentionnelle et relationnelle, mobilisable dans la vie quotidienne comme dans la pratique clinique.

L’expression « pleine présence » met l’accent sur l’engagement corporel et relationnel du praticien. Elle souligne une posture incarnée, maintenue dans la durée, plutôt qu’un exercice ponctuel ou technique.

La pleine conscience intègre les sensations corporelles, le mouvement et la perception comme points d’appui de l’expérience. Le corps devient un vecteur central de régulation, d’ajustement et de compréhension de soi.

La pleine conscience permet d’aborder conjointement les dimensions physiques, émotionnelles, cognitives et existentielles de l’expérience humaine. Elle soutient une approche globale de la souffrance psychique, au-delà d’une lecture strictement symptomatique.

Dans la pratique de l’HTSMA, la pleine conscience soutient la capacité du thérapeute à rester centré, présent corporellement et attentif aux résonances relationnelles. Elle accompagne le travail clinique comme posture de fond.

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