Du patient au thérapeute, du thérapeute au patient : quand deux mondes relationnels se rencontrent

Ce webinaire propose une plongée dans la rencontre réelle entre deux mondes relationnels : celui du patient et celui du thérapeute.

Une relation vivante, parfois déroutante, toujours engagée.

Deux silhouettes face à face reliées par des filaments lumineux colorés, en noir et blanc avec touches rose et violet, symbolisant la rencontre de deux mondes relationnels.
Du patient au thérapeute, du thérapeute au patient : quand deux mondes relationnels se rencontrent

En bref

Ce que ce webinaire met en jeu sur la relation thérapeutique

  • la relation thérapeutique n’est pas un protocole appliqué, mais une co-construction entre deux histoires relationnelles ;
  • les désaccordages, silences ou tensions révèlent les dynamiques profondes du lien ;
  • le monde relationnel du thérapeute a autant d’impact que celui du patient ;
  • la coopération thérapeutique n’est ni donnée, ni acquise — elle se construit dans le respect des rythmes, des limites et des vulnérabilités.
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Le travail comme lieu de lien

Le webinaire rappelle que le travail a longtemps été :

  • un lieu d’appartenance ;
  • un espace de reconnaissance ;
  • un vecteur d’identité et de transmission.

Travailler, ce n’était pas seulement produire, mais prendre place dans un monde commun.

Lorsque cette dimension relationnelle disparaît — par la technicisation, la fragmentation ou la perte de sens — le travail peut devenir un lieu de solitude, voire de violence.

Le monde relationnel du patient

Le monde relationnel du patient s’est construit à partir :

  • de ses premières expériences d’attachement ;
  • des continuités ou ruptures vécues ;
  • des expériences de coopération ou de rivalité ;
  • des situations de sidération ou de dissociation.

Ces expériences ne sont pas seulement racontées : elles se rejouent dans la relation thérapeutique, souvent de manière implicite, corporelle, parfois déroutante.

Le monde relationnel du thérapeute

Le webinaire insiste sur un point essentiel : le thérapeute arrive lui aussi avec un monde relationnel.

Il est traversé par :

  • ses propres expériences fondatrices ;
  • ses attentes relationnelles ;
  • sa manière de se situer face à la dépendance, à la rivalité ou à la demande ;
  • parfois une posture missionnaire, souvent inconsciente.

Ignorer le monde relationnel du thérapeute revient à créer une asymétrie illusoire, qui fragilise la relation plutôt qu’elle ne la soutient.

Un thérapeute assis, un sac entrouvert laissant s’échapper des éclats de lumière, en noir et blanc avec touches rose et violet, symbolisant son monde relationnel.
Le thérapeute arrive avec son histoire, ses attentes et ses propres nœuds relationnels.
Deux radios anciennes reliées par des interférences lumineuses, en noir et blanc avec touches rose et violet, symbolisant les désaccordages relationnels.
Les malentendus et tensions révèlent la vérité de la rencontre.

Quand les mondes relationnels se rencontrent

La rencontre de deux mondes relationnels n’est pas spontanément harmonieuse. Elle passe par :

  • des désaccordages ;
  • des malentendus ;
  • des moments de tension ou de retrait ;
  • parfois des ruptures du lien.

Ces moments ne sont pas des échecs. Ils sont des indicateurs cliniques précieux de ce qui se joue réellement dans la relation.

Désaccordage, sidération et dissociation

Le webinaire décrit avec précision certains moments critiques :

  • la sidération, lorsque l’expérience déborde les capacités de traitement ;
  • la dissociation, comme tentative de protection face à l’intensité ;
  • le retrait relationnel ou la rivalité, comme modes d’ajustement.

Ces manifestations ne doivent pas être corrigées trop vite. Elles témoignent de la manière dont le lien est vécu ici et maintenant.

Un tableau électrique où certaines lampes s’éteignent, en noir et blanc avec touches rose et violet, symbolisant sidération et dissociation.
Observer le circuit qui saute plutôt que vouloir rallumer trop vite.

Accordage et coopération

L’accordage ne consiste pas à éviter le conflit ou la tension. Il se construit progressivement à partir de :

  • la reconnaissance des désaccordages ;
  • la capacité à rester présent sans forcer ;
  • l’acceptation d’un rythme relationnel singulier.

La coopération thérapeutique n’est pas un état initial. Elle est le fruit d’un travail relationnel, parfois lent, toujours ajusté.

Deux musiciens jouant des instruments différents, en noir et blanc avec touches rose et violet, symbolisant l’accordage thérapeutique.
L’accordage naît de l’écoute des fausses notes et des rythmes singuliers.

Attachement, dépendance et permanence

Le webinaire aborde l’attachement comme une expérience nécessaire, mais transitoire.

La dépendance n’est pas pathologique en soi. Elle devient problématique lorsqu’elle n’est pas reconnue ou lorsqu’elle se fige.

La question de la permanence du lien est centrale :

  • le patient peut-il sentir que le lien continue d’exister en dehors de la séance ?
  • le thérapeute peut-il soutenir cette permanence sans s’y perdre ?
Un patient quittant une pièce tandis qu’une lanterne lumineuse reste présente, en noir et blanc avec touches rose et violet.
La permanence du lien continue au-delà de la séance.

Intention et intentionnalité dans la relation

Un point finement travaillé concerne l’intention du thérapeute.

Il existe une différence entre :

  • une intention consciente ;
  • et une intentionnalité relationnelle, souvent implicite.

Lorsque l’intention devient directive ou missionnaire, elle peut entrer en conflit avec le monde relationnel du patient.

Le travail thérapeutique suppose une vigilance constante sur ce qui est mis en jeu relationnellement.

Un thérapeute tenant un projecteur tandis qu’un champ magnétique invisible influence la scène, en noir et blanc avec touches rose et violet.
Le patient répond davantage à l’intentionnalité implicite qu’à l’intention déclarée.

Ce qui reste après la thérapie

Le webinaire pose une question fondamentale : qu’est-ce qui reste de la relation thérapeutique une fois la thérapie terminée ?

Ce ne sont pas seulement des prises de conscience, mais :

  • une expérience relationnelle nouvelle ;
  • une mémoire du lien ;
  • une capacité accrue à coopérer ;
  • une trace durable dans le monde relationnel du patient.

La relation ne s’efface pas ; elle se transforme.

Des dunes de sable marquées par une trace profonde et stable, en noir et blanc avec touches rose et violet.
La relation laisse une empreinte durable dans le monde relationnel.

Une clinique du lien vivant

Ce webinaire s’inscrit pleinement dans une clinique du lien vivant :

  • non idéalisée ;
  • non linéaire ;
  • attentive aux mouvements relationnels réels.

Il invite les thérapeutes à se penser engagés dans la relation, et non extérieurs à celle-ci.

Un patient et un thérapeute sur un voilier affrontant les vagues ensemble, en noir et blanc avec touches rose et violet.
Le thérapeute navigue avec le patient, au rythme du réel.

Des intervenants engagés dans la théorie du lien

  • Vera Likaj, psychologue, psychothérapeute, formatrice en approche relationnelle ;
  • Stéphane Roy, psychologue, psychothérapeute ;
  • Introduction : Dr Eric Bardot, psychiatre, pédopsychiatre, directeur de l’Institut Mimethys.
Trois mains tenant des fils de textures différentes qui s’entrelacent en un filet commun, en noir et blanc avec touches rose et violet.
Des regards complémentaires pour une théorie du lien vivante.

Attachées aux mondes relationnels : questions fréquentes

Elle est asymétrique dans le cadre, mais engage deux mondes relationnels à part entière.

Non. Ils sont des moments structurants du travail relationnel.

Le webinaire montre que la neutralité absolue est une illusion ; ce qui compte est la vigilance relationnelle.

Non. Il est une étape nécessaire, à condition qu’il puisse évoluer.

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