Comment transmettre du sens aux générations futures dans la société d’aujourd’hui ?

Que transmet‑on quand les récits s’effritent, que les liens se distendent, et que le confort remplace parfois l’horizon du sens ?

Deux mains protégeant une petite flamme au milieu d’un environnement urbain gris, en noir et blanc avec touches rose et violet, symbolisant la transmission du sens.
Comment transmettre du sens aux générations futures dans la société d’aujourd’hui ?

En bref

Ce que ce webinaire nous apprend sur la résilience

La résilience ne se décrète pas, elle se construit dans un milieu vivant. Le village précède toujours l’individu.

À travers les questions de récit, de culture, d’attachement et d’idéal, ce webinaire explore ce qui, aujourd’hui encore, permet à l’humain :

  • de faire lien,
  • de transmettre du sens,
  • et de tenir debout face à l’épreuve.

Le village : condition de la résilience

Un point central traverse tout le webinaire : on ne devient pas résilient tout seul.

La résilience suppose un village — au sens large :

  • des présences humaines,
  • des liens d’altérité,
  • un environnement affectif,
  • des niches sensorielles et relationnelles.

Lorsque le village disparaît, l’individu se retrouve seul face à la violence du réel.

Ce n’est pas alors l’absence de volonté qui fait défaut, mais l’absence de milieu humain porteur.

Affectivité, attachement et développement

Le webinaire rappelle que le développement humain repose sur l’affectivité.

Ce sont les liens précoces, la qualité des interactions et la chaleur relationnelle qui permettent à l’enfant de construire une base à partir de laquelle il pourra affronter le monde.

Lorsque ces liens sont absents, fragiles ou violents, les effets se font sentir durablement :

  • vulnérabilité accrue,
  • difficultés à donner du sens,
  • rapport altéré à soi et aux autres.

La résilience ne vient pas effacer ces manques ; elle peut, dans certains cas, les transformer.

Le sens comme construction, pas comme donnée

Le sens n’est pas donné une fois pour toutes.

Il se construit, se raconte, se transmet.

Boris Cyrulnik insiste sur le rôle fondamental du récit :

  • raconter permet de mettre en forme l’épreuve,
  • de la rendre partageable,
  • de l’inscrire dans une histoire plus large que l’événement lui‑même.

Sans récit, l’épreuve reste brute.
Avec le récit, elle peut devenir pensable — et parfois transmissible.

Des mains assemblant des éclats de verre brisés pour former une image cohérente, en noir et blanc avec touches rose et violet.
Le sens se construit, il ne se reçoit pas tout fait.
Une lumière brute traversant un grand vitrail et se transformant en motifs colorés, en noir et blanc avec touches rose et violet.
La culture transforme la souffrance brute en formes partageables.

Récit, culture et transmission

Le webinaire met en lumière le rôle de la culture dans la résilience :

  • les contes,
  • les mythes,
  • les récits collectifs,
  • les traditions.

Ces récits ne sont pas décoratifs.

Ils offrent des formes symboliques pour dire la souffrance, la perte, la violence, mais aussi l’espérance et la transformation.

La transmission ne consiste pas à transmettre des solutions, mais des formes de sens.

Utopie, idéal et mouvement

L’utopie est abordée non comme une illusion, mais comme un moteur.

Elle permet de se projeter au‑delà du présent immédiat, d’imaginer un avenir possible.

Sans utopie, l’humain se replie sur le confort ou la survie.

Avec une utopie, même fragile, il peut retrouver un mouvement.

Le webinaire montre que la perte d’idéaux collectifs fragilise profondément les individus, en particulier les plus jeunes.

Un marcheur avançant dans un désert sombre guidé par une étoile lointaine, en noir et blanc avec touches rose et violet.
L’utopie comme étoile qui oriente le mouvement.

Confort, angoisse et violence

Un passage fort du dialogue concerne le lien entre confort, angoisse et violence.

Lorsque le sens disparaît, le confort devient une tentative de compensation.

Mais le confort ne protège pas de l’angoisse existentielle.

Au contraire, il peut masquer temporairement le vide, jusqu’à ce que la violence surgisse — tournée contre soi ou contre les autres.

La violence est ici pensée comme symptôme d’un effondrement du sens, plus que comme simple déviance individuelle.

Un individu dans un intérieur moderne faisant face à une mer agitée qui envahit l’espace, en noir et blanc avec touches rose et violet.
Quand le confort masque un effondrement du sens.

Féminin, maternité et transmission

Un autre axe fort concerne la tension entre singularité et appartenance.

L’humain a besoin des deux :

  • être reconnu comme sujet singulier,
  • appartenir à un groupe, une histoire, un monde.

Lorsque l’appartenance est niée, l’individu s’isole.

Lorsque la singularité est écrasée, il se dissout dans le clan.

La résilience suppose un équilibre vivant entre ces deux dimensions.

Un grand arbre dont les racines s’entremêlent avec celles d’autres arbres, en noir et blanc avec touches rose et violet.
La transmission naît de l’équilibre entre singularité et appartenance.

Singularité et appartenance

Le webinaire aborde également la question du féminin et de la maternité dans la transmission.

Il ne s’agit pas d’un discours normatif, mais d’une réflexion sur la fonction de transmission du vivant, au‑delà des rôles sociaux.

La maternité est évoquée comme expérience de lien, de continuité, mais aussi de vulnérabilité, inscrite dans une histoire et une culture.

Une femme filant un fil de soie qui relie un livre ancien à un berceau, en noir et blanc avec touches rose et violet.
Un lien délicat qui relie passé et avenir.

Transmission intergénérationnelle

Le webinaire rappelle que la transmission ne se limite pas à ce qui est dit explicitement.

Elle passe aussi par :

  • les silences,
  • les attitudes,
  • les récits tus,
  • les affects transmis.

Ce qui n’est pas symbolisé peut se transmettre sous forme de symptômes ou de répétitions.

À l’inverse, ce qui est mis en récit peut devenir héritage transformable.

Deux icebergs reliés par un courant sous-marin, avec une grande partie immergée contenant des silhouettes floues, en noir et blanc avec touches rose et violet.
Ce qui est transmis dépasse largement ce qui est dit.

Un dialogue entre clinique et pensée du vivant

Ce webinaire se distingue par la qualité du dialogue entre clinique et réflexion anthropologique.

Il ne propose ni méthode, ni protocole, mais une pensée du vivant, attentive à ce qui permet à un être humain de continuer à exister malgré l’épreuve.

Une petite lampe protégée par une main dans une pièce sombre, avec un paysage visible par la fenêtre, en noir et blanc avec touches rose et violet.
Une lumière clinique modeste qui permet d’entrevoir un monde plus vaste.

Des intervenants engagés

  • Boris Cyrulnik, neurologue, psychiatre, psychanalyste, auteur de nombreux travaux sur la résilience.
  • Dr Eric Bardot, psychiatre, pédopsychiatre, directeur de l’Institut Mimethys.
  • Animation : Stéphane Roy, psychologue, psychothérapeute.
Trois sources de lumière symbolisant Boris Cyrulnik, Eric Bardot et Stéphane Roy autour d’un espace de travail en noir et blanc avec touches rose et violet.
Des intervenants engagés autour d’une pensée du lien et du vivant.

Réponses aux questions sur résilience, sens et transmission

La résilience est-elle une capacité individuelle ?

Non. Elle dépend de l’environnement humain, affectif et culturel dans lequel la personne évolue.

Le récit ne supprime pas la blessure, mais il permet de lui donner une forme transmissible.

Parce qu’il offre un milieu humain où l’épreuve peut être reconnue et partagée.

Non. Sans sens, le confort peut masquer l’angoisse sans la résoudre.

Non. Une grande part de la transmission est implicite et non verbale

Poursuivre la réflexion.
Le moteur de recherche vous permet d’explorer les contenus par mots-clés, de relier les webinaires entre eux et de retrouver toutes les publications autour d’un même questionnement.