Âme, esprit, corps : de quoi parle-t-on vraiment ?

Et si certains mots, longtemps évités, étaient nécessaires pour penser ce qui nous dépasse ?

Ce webinaire explore l’humain au croisement de la clinique et du sens.

Grand arbre en noir et blanc aux racines profondes, au tronc solide et aux branches déployées, avec touches rose et violet.
Âme, esprit, corps : de quoi parle-t-on vraiment ?

En bref

Ce que ce webinaire met en jeu

Une ligne est clairement posée dès l’ouverture : on ne peut pas penser l’humain en restant dans le seul registre psychologique.

À travers une anthropologie ternaire – corps, âme, esprit – ce webinaire interroge ce qui est nié, évacué ou confondu… et les effets destructeurs de cette réduction.

Il propose une parole tenue, sans protocole, pour rester fidèle à ce qui déborde la clinique sans la quitter.

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Le corps : évidence et limite

Le corps est ce qui est immédiatement visible, mesurable, objectivable.

Il est le lieu de la sensation, de la douleur, du plaisir, de la fatigue, de la mort.

Mais le webinaire souligne une limite fondamentale : le corps ne suffit pas à dire l’humain.

Réduire l’être humain à son corps — ou à son fonctionnement biologique — conduit à une lecture amputée, incapable de rendre compte :

  • de la cruauté,
  • de la destruction gratuite,
  • du sacrifice,
  • de la transcendance,
  • de l’engagement jusqu’à la mort.

L’âme : lieu du lien et de la blessure

Le terme âme est volontairement maintenu tel quel.

Il ne renvoie ni à une métaphore psychologique, ni à une construction symbolique.

L’âme est décrite comme :

  • le lieu du lien,
  • le lieu de l’affect,
  • le lieu de la blessure,
  • ce qui peut être atteint, détruit, vidé.

Dans la clinique, l’atteinte de l’âme se manifeste par :

  • la perte du goût de vivre,
  • l’effondrement du sens,
  • la honte radicale,
  • le désespoir profond.

Ces expériences ne se réduisent ni à des symptômes, ni à des mécanismes.

L’esprit : verticalité et transcendance

Le mot esprit est utilisé dans sa dimension la plus exigeante.

Il désigne ce qui relève de la verticalité, de l’absolu, de la capacité humaine à se tourner vers ce qui dépasse l’immédiat.

L’esprit n’est pas l’intellect. Il est ce qui permet :

  • de dire non,
  • de résister,
  • de choisir le bien ou le mal,
  • de s’orienter.

Le webinaire insiste sur un point central : lorsque l’esprit est nié ou effacé, la violence devient sans limite.

Quand l’anthropologie se réduit : les effets destructeurs

Les échanges montrent que la réduction de l’humain à une seule dimension — corps seul, psychisme seul, social seul — produit des effets massifs.

Parmi eux :

  • la banalisation de la violence,
  • la disparition du sacré,
  • la confusion entre bien et mal,
  • l’impossibilité de nommer l’horreur.

Le mal devient alors :

  • soit psychologisé,
  • soit relativisé,
  • soit justifié.

Cette réduction rend aveugle à certaines réalités pourtant bien présentes dans la clinique et dans l’histoire.

Visage humain fragmenté en trois parties symbolisant corps, psychisme et social séparés, en noir et blanc avec touches rose et violet. âme esprti corps
Réduire l’humain à une seule dimension produit des fractures profondes.
Mer tourmentée en noir et blanc avec un phare projetant un faisceau clair et un faisceau rouge, symbolisant le bien et le mal.
Nommer le réel quand les mots ordinaires ne suffisent plus.

Démoniaque, angélique : des mots pour dire le réel

Le webinaire assume l’usage de mots forts : démoniaque, angélique, possession, libération.

Ils ne sont ni métaphorisés, ni atténués.

Ils servent à nommer :

  • des expériences de déshumanisation,
  • des forces de destruction,
  • mais aussi des élans de dépassement, de don, de sacrifice.

Ces mots permettent de dire ce qui excède la simple causalité psychique.

Violence, emprise et négation de l’esprit

Un point central concerne la violence extrême et l’emprise.

Le webinaire montre que l’emprise ne vise pas seulement le corps ou le comportement, mais :

  • la destruction de l’âme,
  • la négation de l’esprit,
  • l’anéantissement de la capacité de dire non.

C’est précisément là que les mots habituels de la psychologie deviennent insuffisants.

Silhouette humaine en noir et blanc dont l’intérieur est en cendres, une petite étincelle au cœur menacée par une main d’ombre.
L’emprise vise la destruction de ce qui fait humanité.

La clinique face à l’irreprésentable

Dans certaines situations cliniques, ce qui est rencontré relève de l’irreprésentable.

Il ne s’agit pas seulement de trauma, mais d’une atteinte radicale de l’humain.

Le clinicien se trouve alors confronté à :

  • des récits qui défient le sens,
  • des actes qui échappent à toute rationalisation,
  • une violence qui ne peut être expliquée sans être trahie.

Le webinaire insiste : tout n’est pas réductible au sens.

Clinicien debout face à un cadre noir vide dans une galerie blanche, en noir et blanc avec touches rose et violet.
Quand ce qui est vécu ne peut plus se laisser représenter.

Le rôle du clinicien : ne pas trahir le réel

Face à ces réalités, la tentation est grande de :

  • expliquer,
  • normaliser,
  • rassurer,
  • traduire dans des catégories acceptables.

Or, trahir les mots, c’est souvent trahir l’expérience vécue.

Le clinicien est alors invité à :

  • supporter l’inconfort,
  • rester au plus près de ce qui est dit,
  • ne pas réduire ce qui déborde.
Deux personnes reliées par un pont étroit au-dessus d’un abîme en noir et blanc, avec touches rose et violet.
Maintenir le lien sans réduire ce qui déborde.

Une parole tenue, pas une solution

Ce webinaire ne propose ni méthode, ni protocole.

Il ne cherche pas à résoudre, mais à tenir une parole juste face à ce qui excède.

Nommer l’âme, l’esprit, le sacré, le mal, n’est pas une posture idéologique.

C’est une tentative de rester fidèle au réel, même lorsqu’il dérange.

Grande ancre ancienne plantée dans une mer déchaînée, en noir et blanc avec touches rose et violet.
La parole tenue comme point d’ancrage dans la tempête.

Un dialogue entre philosophie et clinique

Ce webinaire repose sur un dialogue exigeant entre deux voix :

Leur échange ne cherche pas le consensus, mais la justesse des mots.

Deux hommes observant un parchemin éclairé avec deux loupes différentes, en noir et blanc avec touches rose et violet.
Deux regards qui éclairent le réel sans le confondre.

FAQ – Autour de l’âme, de l’esprit et de la clinique

Parce qu’ils permettent de nommer des réalités vécues que les catégories psychologiques ne suffisent pas à décrire.

Non. Elles relèvent d’une anthropologie présente dans de nombreuses cultures, bien au-delà du religieux.

Dans certaines situations, s’en passer revient à réduire ou à trahir l’expérience du patient.

Le webinaire montre que certaines formes de mal excèdent l’explication psychologique sans pour autant devenir irrationnelles.

Rester fidèle au réel rencontré, sans le réduire pour se rassurer.

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