Vulnérabilité du thérapeute et lien thérapeutique

Lorsque le thérapeute reconnaît et agit sa propre vulnérabilité, la relation thérapeutique cesse d’être technique pour devenir un espace vivant de rencontre.

Ce webinaire explore comment cette posture humaine, pensée et contenue, peut devenir une ressource pour le lien.

Deux personnes assises face à face ; le thérapeute présente des failles lumineuses dorées dans sa silhouette, en noir et blanc avec accents rose et violet Mimethys.
Vulnérabilité du thérapeute et lien thérapeutique

En bref

Agir sa vulnérabilité : un levier pour la relation thérapeutique ?

  • La vulnérabilité du thérapeute n’est pas un obstacle mais une ressource relationnelle, si elle est pensée et contenue.
  • Une alliance thérapeutique vivante naît de l’accueil de ce qui traverse les deux sujets.
  • La neutralité défensive ou la dissociation risquent de transformer la relation en expérience maltraitante.
  • Le cadre n’est pas une protection contre l’émotion mais un appui pour l’accueillir sans se perdre.
  • Agir sa vulnérabilité suppose une posture humaine, ajustée et responsable, au service du lien.
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La pensée comme expérience vivante

Ce webinaire inaugure une série de rencontres préparatoires au congrès Sidération – Effondrement – Renaissance. Il propose une réflexion clinique essentielle : que se passe-t-il dans la relation thérapeutique lorsque le thérapeute accepte d’agir sa propre vulnérabilité ?

À travers le dialogue entre Stéphane Roy et Vera Likaj, cette rencontre interroge la posture du thérapeute non comme expert détaché, mais comme sujet engagé dans une relation humaine vivante.

Vulnérabilité, relation et alliance thérapeutique

Les intervenants rappellent que la relation thérapeutique repose sur une expérience de liberté et de confiance. Cette expérience devient possible lorsque le patient perçoit en face de lui un thérapeute capable :

  • d’accueillir ses propres résonances,
  • de ne pas se réfugier dans une neutralité défensive,
  • de rester présent sans chercher à contrôler.

La vulnérabilité, lorsqu’elle est reconnue et intégrée, participe à l’installation d’une alliance thérapeutique vivante.

Dissociation, toute-puissance et maltraitance relationnelle

Le webinaire met en lumière un risque clinique majeur : lorsque le thérapeute ne peut pas accueillir ce qui le traverse, il peut se dissocier.

Cette dissociation peut conduire à :

  • une posture de toute-puissance,
  • des injonctions adressées au patient,
  • ou, à l’inverse, un retrait et un abandon de la relation.

Dans ces situations, la relation cesse d’être un espace de transformation et devient potentiellement maltraitante.

Visage de thérapeute scindé en deux : une moitié en pierre froide, l’autre recouverte d’un masque métallique imposant, avec accents rose et violet Mimethys.
Quand la dissociation enferme le thérapeute dans des extrêmes relationnels.
Un thérapeute s’appuie sur une rampe solide au-dessus de vagues, se penchant vers un patient, en noir et blanc avec touches rose et violet Mimethys.
Le cadre : un soutien pour accueillir, pas une armure pour se défendre.

Le cadre comme appui, non comme défense

Contrairement à certaines représentations, le cadre thérapeutique n’est pas conçu comme un mur protecteur contre l’émotion. Il est présenté comme un appui permettant d’accueillir ce qui émerge sans se perdre.

Avant de parler ou d’agir, une question guide la posture clinique :

Ce que je m’apprête à dire ou à faire est-il au service de la relation thérapeutique et de l’apprentissage du patient ?

Une posture humaine et ajustée

Agir sa vulnérabilité ne signifie ni tout dire, ni se décharger émotionnellement. Il s’agit d’un travail d’ajustement, attentif au moment, au contexte et au processus du patient.

Cette posture suppose de croire en la capacité du patient à recevoir, à traverser et à transformer ce qui se joue dans la relation.

Deux personnes accordant ensemble les cordes d’un instrument, en noir et blanc avec accents rose et violet Mimethys.
Accorder sa posture à celle du patient : un travail fin et relationnel.

Une rencontre clinique au cœur de la pensée Mimethys

Ce webinaire s’inscrit pleinement dans la clinique du lien développée par l’Institut Mimethys.

Il rappelle que la relation humaine est première, et que c’est dans cette relation que peuvent émerger la résilience et la transformation.

Intervenants

  • Stéphane Roy, psychologue, psychothérapeute, directeur adjoint de l’Institut Mimethys.
  • Vera Likaj, psychologue, praticienne en thérapies brèves, hypnose et mouvements alternatifs, formatrice à l’Espace du Possible (Belgique).
Deux mains formant un berceau autour d’un germe de plante lumineux, en noir et blanc avec touches rose/violet et ondes colorées.
Le lien thérapeutique : un berceau pour la croissance et la résilience.

Réponses aux questions sur la vulnérabilité en thérapie

La vulnérabilité du thérapeute met-elle en danger le cadre ?

Non, lorsqu’elle est pensée et contenue, elle renforce la qualité de la relation.

Non. Seuls les éléments utiles à la relation et au processus thérapeutique ont leur place.

Parce qu’elle peut devenir une défense qui empêche la rencontre humaine.

Accueillir ce qui le traverse sans l’imposer à l’autre, et en faire un appui relationnel.

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