Aujourd’hui, comment libérer la pensée ?

Dans un monde saturé de normes et de techniques, libérer la pensée devient un acte clinique, philosophique et profondément humain.

Ce webinaire explore la pensée comme expérience vivante, incarnée, relationnelle et libre, à travers une rencontre entre psychiatrie et philosophie.

Paysage urbain en noir et blanc avec un mur de briques fissuré, symbolisant la libération de la pensée, avec accents rose et violet Mimethys.
Aujourd’hui, comment libérer la pensée ?

En bref

Ce que ce webinaire met en lumière

  • Penser, c’est vivre : la pensée comme mouvement du vivant.
  • Libérer la pensée figée par les normes, les automatismes et les représentations.
  • Restaurer la relation comme espace d’émergence du sens.
  • Distinguer justesse intérieure et justice normative.
  • Transmettre la capacité de penser plutôt que des contenus figés.
  • Une rencontre entre philosophie et clinique pour soutenir la liberté intérieure.
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La pensée comme expérience vivante

Ce webinaire propose une rencontre singulière entre la clinique et la philosophie autour d’une question centrale pour notre époque : comment libérer la pensée dans un monde saturé de normes, de techniques et de discours ? À travers le dialogue entre Dr Eric Bardot, psychiatre et directeur de l’Institut Mimethys, et Bertrand Vergely, philosophe, théologien et essayiste, cette rencontre ouvre un espace de réflexion sur la pensée comme expérience vivante, relationnelle et incarnée.

Dès l’ouverture, un point essentiel est posé : penser n’est pas seulement réfléchir, c’est vivre. La pensée est présentée comme une action de la vie elle-même, un mouvement qui relie le corps, la conscience et la relation.

Lorsque la pensée est vivante, elle permet de passer d’une existence banale à une expérience plus profonde de l’être. À l’inverse, lorsque la pensée se fige, elle se réduit à des opinions, des réactions automatiques ou des systèmes défensifs.

Vide de pensée et pensée du vide

Le webinaire distingue clairement deux formes de vide :

  • le vide de pensée, fait de répétitions, d’opinions et d’absence de présence,
  • la pensée du vide, entendue comme un espace d’ouverture permettant au vivant d’advenir.

Ce vide n’est pas un manque, mais une condition de possibilité : il permet l’émergence du sens, de la créativité et de la justesse.

Penser, c’est entrer en relation

La pensée ne se développe jamais hors relation. Elle naît de la rencontre : rencontre avec soi, avec l’autre, avec le monde.

Le dialogue met en évidence une confusion contemporaine majeure : la tendance à remplacer la relation vivante par des représentations de la relation. Or, lorsque la relation est réduite à un objet ou à une image, la pensée se rigidifie.

Libérer la pensée suppose donc de restaurer des espaces de rencontre réelle, imprévisible et non maîtrisée.

Deux personnes assises face à face avec une sphère lumineuse flottant entre elles, en noir et blanc avec accents rose et violet Mimethys.
La pensée naît de la rencontre : un espace vivant entre deux sujets.
Torso humain en noir et blanc mêlé de racines et de courants d’énergie, avec touches rose et violet Mimethys.
Le corps comme ancrage de la pensée vivante.

Corps, relation et imprévisible

Les intervenants soulignent le rôle fondamental du corps comme point d’ancrage de la pensée. C’est à partir des sensations, de l’intuition et de l’expérience corporelle que la pensée peut se déployer de manière authentique.

La relation thérapeutique est évoquée comme un lieu privilégié où cette pensée peut émerger, à condition de laisser une place à l’imprévisible. Penser ne consiste pas à contrôler, mais à créer les conditions pour que quelque chose puisse advenir.

Pouvoir, technique et propagande : ce qui entrave la pensée

Le webinaire propose une critique ferme des logiques contemporaines qui prétendent faire penser à la place des sujets :

  • pouvoir politique normatif,
  • technicisation excessive de l’humain,
  • manipulation des représentations par les médias.

Ces logiques produisent une pensée qui ne pense pas, en coupant l’individu de son expérience intérieure et de sa capacité de discernement.

Justesse plutôt que norme

Un point clé du dialogue concerne la distinction entre justice et justesse. La justesse ne renvoie pas à une règle extérieure, mais à un accord intérieur, ressenti dans le corps et la relation.

La pensée juste n’est pas imposée : elle se reconnaît, elle s’éprouve. Elle est indissociable d’une responsabilité personnelle face à la vie.

Silhouettes humaines marchant sur un tapis roulant sous des écrans uniformes, en noir et blanc avec accents rose et violet Mimethys.
Quand la pensée devient mécanique : critique des logiques qui enferment.

Une pensée à transmettre ?

Plutôt que de transmettre des contenus figés, les intervenants posent une autre perspective : transmettre la capacité de penser.

Libérer la pensée, c’est permettre aux générations futures de rester en lien avec le vivant, l’expérience sensible et la relation humaine, sans se soumettre à des systèmes de pensée préfabriqués.

Deux adultes transmettent une petite flamme entre leurs mains, en noir et blanc avec accents rose et violet Mimethys.
Transmettre non un contenu, mais la capacité de penser.

Une rencontre au cœur de la pensée Mimethys

Ce webinaire illustre la démarche de l’Institut Mimethys :

  • penser la clinique en lien avec la philosophie,
  • soutenir la subjectivité,
  • préserver des espaces de liberté intérieure.

Il invite à considérer la pensée non comme un outil de maîtrise, mais comme une expérience de présence, de relation et de transformation.

Intervenants

Deux mains soutenant ensemble une flamme vive, en noir et blanc avec touches rose et violet Mimethys.
Penser comme expérience vivante, relationnelle et libre.

Questions autour de la libération de la pensée

Libérer la pensée signifie-t-il rejeter toute norme ?

Non. Il s’agit de ne pas confondre norme et pensée vivante. La libération de la pensée suppose une capacité de discernement, pas une opposition systématique.

Parce que la pensée ne se développe pas hors de la rencontre. Sans relation vivante, la pensée se fige en opinion ou en système.

Non. La pensée du vide est présentée comme un espace d’ouverture nécessaire pour que quelque chose de vivant puisse émerger.

Soutenir une pensée vivante chez eux-mêmes et chez les patients, sans la remplacer par des cadres normatifs ou techniques.

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