Déconstruire la peur : entre confiance et croyance

Ce webinaire propose une lecture relationnelle et clinique de la peur, en interrogeant ses liens avec la confiance, les croyances et les expériences vécues.

À partir du contexte singulier de la crise sanitaire de 2020, il explore comment la peur peut se rigidifier, isoler et enfermer, mais aussi devenir un appui de transformation lorsqu’elle est traversée dans le lien et l’expérience relationnelle.

Statue de glace recroquevillée enfermée dans un cube de verre opaque, symbole de la peur qui isole.
Déconstruire la peur : entre confiance et croyance

En bref

Ce que propose ce webinaire sur déconstruire la peur

Ce webinaire propose une lecture relationnelle et clinique de la peur, en interrogeant ses liens avec la confiance, les croyances et les expériences vécues.

À partir du contexte singulier de la crise sanitaire de 2020, il explore la manière dont la peur peut se rigidifier, isoler… ou devenir un appui de transformation lorsqu’elle est traversée dans le lien.

Peur, confiance et croyances : quels enjeux relationnels ?

Ce webinaire propose une lecture relationnelle et clinique de la peur, en interrogeant ses liens avec la confiance, les croyances et les expériences vécues.

À partir du contexte singulier de la crise sanitaire de 2020, il explore la manière dont la peur peut se rigidifier, isoler… ou devenir un appui de transformation lorsqu’elle est traversée dans le lien.

  • une réflexion clinique sur la peur et la peur de la peur ;
  • une mise en perspective des processus d’anticipation et de croyances ;
  • le rôle central de la confiance relationnelle, construite dans l’expérience ;
  • une approche croisant psychiatrie, clinique relationnelle et narration ;
  • un webinaire destiné aux professionnels du soin, de l’accompagnement et de la relation d’aide.
Cercle de dominos formant une cage dont les barreaux sont des dates du passé.
Quand le passé emprisonne l’avenir.

Peur, anticipation et enfermement

Les intervenants soulignent le lien étroit entre peur et anticipation.
La peur projette dans le futur des expériences passées, souvent vécues comme des échecs ou des menaces non traversées.

Lorsque ces expériences n’ont pas été contenues dans un cadre relationnel soutenant, elles peuvent alimenter des croyances figées, telles que :

« Cela se reproduira forcément. »

Cette anticipation rigidifiée enferme alors la personne dans une vision linéaire du monde, où toute nouveauté devient potentiellement dangereuse.
La peur ne guide plus l’action : elle la paralyse.

Confiance et expériences vécues

Un point central du webinaire concerne la construction de la confiance.
Celle-ci ne repose ni sur des discours rassurants ni sur des représentations abstraites, mais sur des expériences relationnelles concrètes, souvent corporelles, au cours desquelles la peur a pu être traversée sans rupture du lien.

Ces expériences permettent de développer une conviction intime :
même en situation de vulnérabilité, le lien peut perdurer.

C’est cette confiance vécue qui rend possible :

  • une anticipation plus ouverte ;
  • une créativité face à l’inconnu ;
  • l’émergence de réponses ajustées plutôt que défensives.
Main d’adulte tenant fermement la main d’un enfant en traversant une rivière agitée.
La confiance : une expérience relationnelle incarnée.
Ville de cristal protégée par un dôme transparent, habitants masqués et uniformes.
Quand l’idéal sécurisant efface la singularité.

Croyances, utopie et perte du lien

Lorsque la confiance fait défaut, individus et collectifs peuvent s’appuyer sur des croyances rigides, promettant un monde sécurisé, sans incertitude ni peur.

Les intervenants rappellent que ces utopies sont fréquemment associées à des processus de dissociation : le réel est nié au profit d’un idéal inaccessible.

Dans ces configurations, la différence devient menaçante.
La relation se structure alors autour de normes strictes et de conduites de réassurance, au détriment du lien vivant et de la singularité.

Traverser la peur : une expérience relationnelle

Une question clé traverse le webinaire :
peut-on traverser la peur seul ?

La réponse est nuancée.
Même en l’absence physique d’un tiers, la traversée de la peur suppose l’existence d’un lien intériorisé, issu d’expériences relationnelles antérieures.

C’est ce lien – réel ou symbolique – qui permet :

  • d’habiter ses ressentis corporels ;
  • d’accueillir la vulnérabilité ;
  • d’éviter le basculement vers la peur de la peur.
Silhouette marchant dans le brouillard guidée par une lueur émanant de son cœur.
Le lien intériorisé comme boussole dans l’incertitude.

Ce que la crise sanitaire a mis en lumière

La pandémie de 2020 n’a pas créé la peur ; elle a mis en lumière une fragilité préexistante des liens de confiance, tant au niveau individuel que collectif.

Le confinement et les mesures sanitaires, bien que nécessaires, ont parfois accentué la distance relationnelle, rendant plus difficile la perception des intentions positives de l’autre.

La question posée est alors la suivante :
comment inventer ou réinventer des formes de lien capables d’intégrer la vulnérabilité sans sombrer dans la méfiance ou la rigidité ?

Vieille lanterne fissurée dont la lumière vacille sous la tempête.
La crise révèle ce qui était déjà fragile.

En conclusion : redonner une place au vivant

Ce webinaire invite à considérer la peur non comme un ennemi à éliminer, mais comme un signal à écouter.

La déconstruction de la peur passe par :

  • l’acceptation de l’incomplétude humaine ;
  • la reconnaissance du rôle central des expériences relationnelles ;
  • la capacité à différencier croyances figées et confiance vécue.

C’est dans cette dynamique que peuvent émerger des alternatives nouvelles, individuelles et collectives, soutenant un rapport plus vivant, souple et ajusté au monde.

Nouvelle pousse souple sortant de l’écorce d’un arbre marqué par des cicatrices.
Du vivant qui s’ajuste et se réinvente.

FAQ – Questions fréquentes

La peur est-elle toujours négative ?

Non. La peur est un mécanisme naturel d’alerte. Elle devient problématique lorsqu’elle se transforme en peur de la peur et empêche toute adaptation.

La confiance s’appuie sur des expériences relationnelles vécues. La croyance repose sur des représentations mentales, souvent rigides et déconnectées de l’expérience.

Lorsqu’elle n’est pas accueillie dans un cadre relationnel, la peur pousse à se protéger en se coupant du lien, ce qui renforce l’isolement.

Oui, en se reconnectant à des expériences, même anciennes, où le lien a permis de traverser l’épreuve.

La confiance s’ancre dans des expériences corporelles d’accordage et de sécurité relationnelle. Sans ce vécu, elle reste abstraite.

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