Se décentrer du discours dominant pour qu’émerge une pensée singulière

La norme clinique rassure mais peut étouffer.

Ce webinaire explore comment un pas de côté, loin du discours dominant, ouvre à une pensée plus vivante et singulière.

Foule de silhouettes grises marchant dans un couloir étroit, représentant le discours dominant.
Se décentrer du discours dominant pour qu’émerge une pensée singulière

En bref

Ce que ce webinaire explore sur la pensée dominante

  • Le discours dominant comme producteur de norme plus que de sens
  • Les effets cliniques de la pensée opératoire et de la technocratie
  • La posture de décentration comme voie d’accès à la singularité
  • L’importance du témoignage, de la créativité et du lien thérapeutique
  • Une réflexion éthique sur la place du vivant face aux cadres rigides
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Discours dominant et normativité

Le discours dominant n’est pas présenté comme malveillant.

Il devient problématique lorsqu’il s’impose comme seule manière légitime de penser.

La norme, lorsqu’elle se rigidifie, tend à :

  • disqualifier la singularité,
  • pathologiser l’écart,
  • transformer la souffrance en dysfonctionnement.

Le webinaire invite à distinguer la loi, structurante, de la norme, souvent normalisatrice.

Technique, technocratie et pensée opératoire

Un axe fort du dialogue concerne la montée de la pensée opératoire.

Cette pensée privilégie :

  • le mesurable,
  • le rapide,
  • l’efficace.

La technique devient alors une fin en soi, et non plus un moyen au service de la relation.

Le risque est de substituer une logique technocratique à une pensée clinique vivante.

Se décentrer : une nécessité clinique

Se décentrer ne signifie pas s’opposer frontalement.

Il s’agit plutôt de créer un pas de côté, une distance suffisante pour que quelque chose d’autre puisse émerger.

Cette décentration permet :

  • de ne pas réduire le sujet à une catégorie,
  • de ne pas confondre souffrance et pathologie,
  • de laisser place à l’imprévisible.
Clinicien se décalant pour ne pas regarder uniquement une étiquette flottant au-dessus du patient.
Créer un pas de côté.
Un chemin se divise : la soumission, le rejet, et une troisième voie plus vivante au centre.
Entre soumission et rejet : une voie vivante.

La troisième voie

Le webinaire évoque l’existence d’une troisième voie.

Ni soumission au discours dominant,
ni rejet systématique.

Cette voie suppose :

  • un choix éthique,
  • une position incarnée,
  • une capacité à soutenir l’incertitude.

La troisième voie est souvent inconfortable, mais elle est féconde.

Souffrance, légitimité et subjectivité

Un point essentiel concerne la souffrance légitime.

Toute souffrance n’est pas nécessairement pathologique.

Le discours dominant tend parfois à :

  • médicaliser l’existence,
  • réduire la souffrance à un trouble,
  • proposer des réponses standardisées.

Le webinaire rappelle que la souffrance est aussi :

  • un signal,
  • une réaction humaine,
  • une expérience à entendre avant d’être traitée.
Personne assise entourée d’une aura tourmentée, face à une écoute attentive et une main ouverte.
La souffrance mérite d’être entendue.

Pathologisation et identité victimaire

Les échanges abordent le risque de figer les sujets dans des identités :

  • identités diagnostiques,
  • identités victimaires.

Lorsque l’identité devient centrale, la transformation se complique.

La clinique vise alors non pas à nier l’épreuve, mais à redonner du mouvement.

Personne entourée de cadres portant des diagnostics ou l’étiquette “Victime”.
Sortir des identités figées.

Créativité, imprévisible et émergence

La pensée singulière ne peut émerger que si une place est laissée à :

  • la créativité,
  • l’imprévisible,
  • ce qui n’est pas programmé.

Le webinaire insiste sur ce point : le vivant ne se laisse pas entièrement prévoir.

La relation humaine est toujours plus riche que les cadres qui tentent de la contenir.

Cadre rigide traversé par une lumière vivante symbolisant l’imprévisible et la créativité.
L’imprévisible fait partie du vivant.

Le rôle du thérapeute : témoignage et présence

Le thérapeute n’est pas seulement détenteur d’un savoir.

Il est aussi présent dans la relation, engagé, affecté.

Le webinaire valorise une posture de témoignage :

  • témoigner d’une présence,
  • témoigner d’un lien,
  • témoigner d’une possibilité de transformation.

Cette posture s’oppose à une position surplombante ou purement technique.

Deux personnes assises à la même hauteur, le thérapeute penché vers l’avant dans une écoute ouverte.
Être présent, pas au-dessus.

Subversion et éthique

La subversion est évoquée non comme militantisme, mais comme fidélité au vivant.

Se décentrer du discours dominant peut être un acte subversif, lorsqu’il permet de préserver la singularité du sujet.

Cette subversion est avant tout éthique.

Grande structure froide et alignée représentant le discours normatif, avec une ouverture lumineuse symbolisant la subversion éthique.
Subvertir pour préserver le vivant.

Adolescence, futur et transmission

Le webinaire accorde une attention particulière à l’adolescence.

Moment de créativité, mais aussi de fragilité, l’adolescence met à l’épreuve les normes existantes.

Penser autrement devient alors une condition pour :

  • ouvrir un futur,
  • soutenir l’élan créatif,
  • transmettre autre chose qu’une adaptation forcée.
Adolescent sur un tremplin face à l’horizon, un adulte derrière lui ; des éclats de lumière sortent du sac à dos.
Ouvrir un futur possible.

Une réflexion inscrite dans la pensée Mimethys

Ce webinaire s’inscrit pleinement dans la pensée Mimethys :

  • une clinique du lien,
  • attentive à la subjectivité,
  • méfiante des réductions normatives,
  • engagée dans une relation humaine vivante.

Il ne propose pas de solution clé en main, mais une position à tenir.

Deux personnes discutant dans un espace lumineux où des ponts de lumière relient les éléments, symbole de la clinique du lien.
Penser autrement : une position clinique incarnée.

Un dialogue clinique et narratif

  • Dr Eric Bardot, psychiatre, pédopsychiatre, directeur de l’Institut Mimethys.
  • Dr Julien Betbèze, psychiatre, pédopsychiatre, psychothérapeute, approche narrative.
  • Animation : Stéphane Roy, psychologue, psychothérapeute.
Dr Eric Bardot, Dr Julien Betbèze et Stéphane Roy en discussion, reliés par des fils lumineux évoquant le lien et les histoires narratives.
Clinique du lien et approche narrative en dialogue.

Questions autour du discours dominant et de la pensée singulière

Se décentrer du discours dominant signifie-t-il s’y opposer ?

Non. Il s’agit de créer une distance permettant une pensée vivante.

Non. Elle devient problématique lorsqu’elle écrase la singularité.

Non. Elle suppose des cadres, mais refuse leur rigidification.

Parce qu’elle permet l’émergence de réponses non prévues à l’avance.

Soutenir la subjectivité sans la réduire à des catégories normatives.

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