Que révèle le Covid-19 de notre rapport au lien ?

Ce webinaire interroge la crise sanitaire non comme un simple événement médical, mais comme un révélateur de notre rapport au lien, à la vulnérabilité et à la transmission.

À partir d’une lecture clinique et anthropologique, il explore ce que le Covid-19 met en lumière de nos fragilités collectives, des transformations possibles et de ce que nous choisissons — ou non — de transmettre aux générations futures.

Webinaire sur la crise du Covid-19 explorant la transformation du lien, la vulnérabilité et la transmission
Que révèle le Covid-19 de notre rapport au lien ?

En bref

Les points clés du webinaire : ce que revèle le Covid 19

Dans ce webinaire de l’Institut Mimethys, Éric Bardot et Stéphane Roy interrogent la crise sanitaire non comme un simple événement médical, mais comme un révélateur anthropologique de notre rapport au lien, à la vulnérabilité et à la transmission.

À partir de métaphores cliniques fortes – le colosse aux pieds d’argile, la résistance, la confiance vécue – ils explorent une question centrale :
quelles transformations sont réellement possibles, et que souhaitons-nous transmettre aux générations futures ?

Le Covid-19 : agent de crise ou révélateur d’un effondrement déjà à l’œuvre ?

Le virus n’est pas l’origine de la crise, mais ce qui rend visibles des fragilités anciennes : perte de sens, rigidification des systèmes, méfiance généralisée.

La crise révèle ce qui tenait déjà sur des fondations fragiles.

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Statue gigantesque en acier sur pied fragiles faits de terre sèche et craquelée.
Une force apparente qui cache une fragilité profonde.

Le colosse aux pieds d’argile : tenir debout coûte que coûte

La métaphore du colosse décrit une société qui :

  • valorise la performance et le contrôle ;
  • nie la vulnérabilité ;
  • instrumentalise la raison.

Mais ce colosse ne peut ni s’agenouiller ni prendre appui sur l’autre.
Lorsque ses pieds se fissurent, il réclame protection, contrôle… et exclusion.

Résistances, souffrance et valeurs blessées

La crise active deux formes de résistance :

  • celle qui fige pour éviter l’effondrement ;
  • celle qui révèle une valeur vivante encore présente.

La souffrance n’est pas un dysfonctionnement : elle est le signe d’une valeur relationnelle blessée, appelant transformation.

De la gestion des choses à la relation vivante

Le webinaire critique une modernité fondée sur la gestion, l’accumulation et la norme, qui évacue le sujet et le lien.

Ni la société, ni la thérapie ne peuvent se réduire à des procédures sans relation.

Arbre dont les branches sont figées dans la glace tandis que des bourgeons rouges émergent des fissures de l’écorce.
La blessure révèle souvent ce qui reste vivant.

Transmission : qu’attendront nos enfants de cette crise ?

Moment central du webinaire :
les intervenants invitent chacun à se projeter face aux générations futures.

La transmission ne passe pas par des discours idéaux, mais par :

  • la qualité du lien ;
  • l’expérience de la confiance ;
  • la capacité à prendre appui sur l’autre.

Sortir de la crise : vivre la confiance

On ne possède pas la confiance, on ne la décrète pas.
Elle se vit, dans le corps, dans la relation, dans l’expérience partagée.

C’est cette confiance vécue qui constitue la véritable transmission.

Adulte offrant son bras comme soutien à un enfant qui avance sur un terrain escarpé.
La confiance se transmet dans l’expérience partagée.

FAQ — Crise, transformation et transmission : ce que le Covid-19 révèle de notre rapport au lien

Le Covid-19 est présenté ici comme un révélateur : il rend visibles des fragilités déjà présentes (perte de sens, rigidité des systèmes, méfiance). La crise sanitaire agit comme un “déclencheur” qui amplifie des tensions anciennes.

 

Le « colosse aux pieds d’argile » désigne une société qui tient debout coûte que coûte grâce au contrôle, à la performance et à l’illusion de solidité. Quand la vulnérabilité apparaît, le système cherche à se protéger par la rigidification, parfois au prix de l’exclusion.

Dans cette lecture, la souffrance n’est pas seulement un dysfonctionnement : elle peut indiquer qu’une valeur relationnelle est blessée (justice, lien, solidarité, reconnaissance). Elle devient alors un repère pour comprendre ce qui manque et ce qui demande à être réajusté.

Une première résistance cherche à figer et à maintenir l’existant pour éviter l’effondrement (peur du vide, besoin de contrôle). Une seconde résistance peut être porteuse : elle signale qu’une autre manière de vivre, plus relationnelle, est déjà là et tente d’émerger.

La transmission ne se réduit pas à des discours ou à des principes abstraits : elle passe par une expérience vécue du lien, notamment la confiance. L’enjeu décrit est d’apprendre à “prendre appui” sur l’autre et à redonner une place centrale au corps, à la relation et à la singularité.

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