Posture du soignant en hypnose : témoignages de stagiaires Mimethys

À travers ce témoignage vidéo, trois stagiaires aux profils complémentaires partagent ce que l’approche Mimethys a transformé dans leur posture professionnelle.
Observation, engagement relationnel et confort du soignant émergent comme des axes centraux de leur expérience.

Scène de formation HTSMA en noir et blanc montrant une femme et deux hommes en échange, avec des éléments graphiques roses et violets symbolisant la parole, la relation thérapeutique et le mouvement, sur fond de mégaphone.
Posture du soignant en hypnose : témoignages de stagiaires Mimethys

Ce que ces témoignages permettent de comprendre sur la posture du soignant en hypnose

Profils des intervenants

Point commun
Une réflexion partagée sur la posture professionnelle, la qualité de présence et la relation construite avec la personne accompagnée.

Transformation décrite
Un passage d’une posture centrée sur la technique ou la juste distance à une posture plus relationnelle, incarnée et ajustée.

Observer autrement pour entrer plus directement dans le cœur de la relation

Témoignage de Charlotte ChenetThérapeute familiale

Charlotte Chenet évoque une transformation profonde de sa manière d’observer. L’entrée en relation se fait désormais plus rapidementplus directement, avec le sentiment d’aller immédiatement au cœur du sujet.

L’engagement est différent, plus incarné. La relation semble trouver naturellement
sa juste direction, sans forcer ni contourner ce qui se présente.

Elle souligne également un point essentiel : en tant que thérapeute, il ne s’agit pas de s’oublier, mais au contraire de rester présent à soi dans la relation.

Cette évolution se traduit aussi très concrètement par un mieux-être professionnel :

  • moins de fatigue en fin de séance,
  • moins de tensions physiques,
  • moins de charge émotionnelle accumulée.

« Ma posture d’observation a beaucoup changé, vraiment. »

Scène de formation TLMR en noir et blanc montrant une femme et deux hommes en échange thérapeutique, avec des éléments graphiques roses et violets mettant en évidence le cœur de la relation. Exemple soignant en hypnose
Observer autrement pour entrer plus directement dans le cœur de la relation – formation TLMR.

Travailler la relation sans s’épuiser : une posture plus juste pour le soignant

Témoignage de Christelle Roblet – Infirmière 

Christelle Roblet met en lumière un enjeu central du soin : la fatigue du soignant.

Formée à la notion de « juste distance », elle observe que cette approche ne répond pas toujours aux besoins relationnels, notamment avec les adolescents et les enfants.

« Ce qui compte, ce n’est pas le soignant. C’est l’individu derrière. »

Lorsque la relation devient plus authentique et ajustée, la confiance se crée plus facilement.

Les jeunes y sont particulièrement sensibles, car ils perçoivent immédiatement la qualité de présence et de sincérité.

Elle insiste aussi sur un point clé : le travail ne se fait jamais seul. Le soignant accompagne, mais ce sont les personnes qui font leur propre chemin, à partir de ce qui fait sens pour elles.

Illustration en noir et blanc montrant un soignant en posture de recentrage, avec des éléments graphiques roses et violets symbolisant l’équilibre, la stabilité intérieure et la relation thérapeutique.
Travailler la relation sans s’épuiser : une posture plus juste pour le soignant.

Partir de ce que l’autre amène pour remettre du mouvement

Témoignage du Dr Ronan Février – Médecin gériatre 

Le Dr Ronan Février illustre l’approche Mimethys à travers une situation clinique marquante vécue en milieu hospitalier.

Face à un patient exprimant une grande détresse et des idées très sombres, il choisit de ne pas corriger ni détourner immédiatement le propos.
Au contraire, il part exactement de ce que le patient amène, en explorant ses représentations avec lui.

Ce déplacement relationnel permet de remettre du mouvement là où la situation semblait figée.
Même lorsque les propos sont lourds ou dérangeants, ils contiennent souvent une dynamique de vie, une intention, quelque chose à mobiliser.

« Le mouvement, c’est la vie. »

Pour lui, cette approche illustre une manière d’être en lien avec l’autre : toujours chercher à soutenir ce qui est vivant, mobilisable et porteur de sens dans la relation.

Scène en noir et blanc montrant deux personnes en interaction thérapeutique, avec des éléments graphiques roses et violets symbolisant le mouvement relationnel et l’ajustement à partir de ce que l’autre apporte.
Partir de ce que l’autre amène pour remettre du mouvement – formation HTSMA.

Une approche centrée sur le corps, la relation et l’expérience partagée

Les trois témoignages convergent vers une même observation :
l’approche Mimethys n’est pas centrée sur l’outil, mais sur la relation.

Le corps, la présence, l’accordage et l’expérience vécue ensemble occupent une place centrale.
La séance devient un espace co-construit, plutôt qu’une application de techniques.

Cette manière de travailler redonne du sens au lien, y compris dans un contexte social et institutionnel parfois éprouvant.

Explorer d’autres approches et parcours de formation

Les formations à la Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels (TLMR) s’inscrivent dans un ensemble cohérent d’approches relationnelles proposées par l’Institut Mimethys.

Elles dialoguent avec d’autres parcours de formation, permettant aux professionnels d’enrichir leur lecture clinique, d’affiner leur posture et de soutenir leur pratique dans des contextes variés.

Selon votre parcours, votre cadre d’exercice et vos questionnements cliniques, certaines approches peuvent venir compléter ou prolonger le travail engagé en TLMR, dans une logique de continuité et d’approfondissement.

Parmi les autres formations proposées par l’Institut Mimethys :

Ce que les témoignages permettent de comprendre

Séparateur visuel décoratif en forme de rosace fluide, aux couleurs rose Mimethys

Que montrent ces témoignages sur la posture du thérapeute ?

Les témoignages mettent en évidence une évolution de la posture professionnelle, marquée par un déplacement de l’attention : moins centrée sur la résolution immédiate de la plainte, davantage orientée vers la qualité de la relation, l’observation fine et le processus en cours.
Ils montrent un thérapeute plus présent, plus ajusté, capable de rester engagé sans se laisser emporter par ce qui se joue dans la séance.

Il ne s’agit pas principalement d’acquérir des techniques supplémentaires, mais d’opérer un changement de posture.
Les outils et cadres abordés servent avant tout à soutenir une manière d’être dans la relation : écouter autrement, questionner avec plus de précision, et rester disponible à ce qui émerge, plutôt que chercher à agir ou corriger à tout prix.

La relation devient plus fluide et plus directe.
Le thérapeute intervient avec davantage de clarté, tout en laissant plus de place à la personne pour explorer sa propre expérience.
Cela favorise une relation moins asymétrique, où chacun reste à sa place, dans un cadre à la fois structuré et vivant.

Les témoignages montrent que l’engagement devient plus soutenable lorsque le thérapeute ne cherche plus à porter seul le changement.
En s’appuyant sur un cadre clair, un questionnement ajusté et une attention au processus, l’engagement reste présent sans se transformer en surcharge émotionnelle ou en surinvestissement.

Avec le temps, certaines situations deviennent plus légères non pas parce qu’elles seraient plus simples, mais parce que la posture du thérapeute évolue.
Le regard porté sur la situation change, la pression diminue, et le thérapeute n’aborde plus ces contextes avec appréhension, mais avec curiosité et disponibilité.

Lorsque le thérapeute cesse de « faire à la place » et s’appuie davantage sur le processus relationnel, la fatigue diminue.
L’énergie n’est plus mobilisée dans une lutte contre la plainte ou la complexité, mais dans une présence ajustée.
Cela se traduit souvent par moins de tensions physiques, moins de charge émotionnelle et une récupération plus rapide après les séances.