Observer autrement pour entrer plus directement dans le cœur de la relation
Témoignage de Charlotte Chenet – Thérapeute familiale
Charlotte Chenet évoque une transformation profonde de sa manière d’observer. L’entrée en relation se fait désormais plus rapidement, plus directement, avec le sentiment d’aller immédiatement au cœur du sujet.
L’engagement est différent, plus incarné. La relation semble trouver naturellement
sa juste direction, sans forcer ni contourner ce qui se présente.
Elle souligne également un point essentiel : en tant que thérapeute, il ne s’agit pas de s’oublier, mais au contraire de rester présent à soi dans la relation.
Cette évolution se traduit aussi très concrètement par un mieux-être professionnel :
- moins de fatigue en fin de séance,
- moins de tensions physiques,
- moins de charge émotionnelle accumulée.
« Ma posture d’observation a beaucoup changé, vraiment. »
Travailler la relation sans s’épuiser : une posture plus juste pour le soignant
Témoignage de Christelle Roblet – Infirmière
Christelle Roblet met en lumière un enjeu central du soin : la fatigue du soignant.
Formée à la notion de « juste distance », elle observe que cette approche ne répond pas toujours aux besoins relationnels, notamment avec les adolescents et les enfants.
« Ce qui compte, ce n’est pas le soignant. C’est l’individu derrière. »
Lorsque la relation devient plus authentique et ajustée, la confiance se crée plus facilement.
Les jeunes y sont particulièrement sensibles, car ils perçoivent immédiatement la qualité de présence et de sincérité.
Elle insiste aussi sur un point clé : le travail ne se fait jamais seul. Le soignant accompagne, mais ce sont les personnes qui font leur propre chemin, à partir de ce qui fait sens pour elles.
Partir de ce que l’autre amène pour remettre du mouvement
Témoignage du Dr Ronan Février – Médecin gériatre
Le Dr Ronan Février illustre l’approche Mimethys à travers une situation clinique marquante vécue en milieu hospitalier.
Face à un patient exprimant une grande détresse et des idées très sombres, il choisit de ne pas corriger ni détourner immédiatement le propos.
Au contraire, il part exactement de ce que le patient amène, en explorant ses représentations avec lui.
Ce déplacement relationnel permet de remettre du mouvement là où la situation semblait figée.
Même lorsque les propos sont lourds ou dérangeants, ils contiennent souvent une dynamique de vie, une intention, quelque chose à mobiliser.
« Le mouvement, c’est la vie. »
Pour lui, cette approche illustre une manière d’être en lien avec l’autre : toujours chercher à soutenir ce qui est vivant, mobilisable et porteur de sens dans la relation.
Une approche centrée sur le corps, la relation et l’expérience partagée
Les trois témoignages convergent vers une même observation :
l’approche Mimethys n’est pas centrée sur l’outil, mais sur la relation.
Le corps, la présence, l’accordage et l’expérience vécue ensemble occupent une place centrale.
La séance devient un espace co-construit, plutôt qu’une application de techniques.
Cette manière de travailler redonne du sens au lien, y compris dans un contexte social et institutionnel parfois éprouvant.
Explorer d’autres approches et parcours de formation
Les formations à la Thérapie du Lien et des Mondes Relationnels (TLMR) s’inscrivent dans un ensemble cohérent d’approches relationnelles proposées par l’Institut Mimethys.
Elles dialoguent avec d’autres parcours de formation, permettant aux professionnels d’enrichir leur lecture clinique, d’affiner leur posture et de soutenir leur pratique dans des contextes variés.
Selon votre parcours, votre cadre d’exercice et vos questionnements cliniques, certaines approches peuvent venir compléter ou prolonger le travail engagé en TLMR, dans une logique de continuité et d’approfondissement.
Parmi les autres formations proposées par l’Institut Mimethys :
Ce que les témoignages permettent de comprendre
Que montrent ces témoignages sur la posture du thérapeute ?
Les témoignages mettent en évidence une évolution de la posture professionnelle, marquée par un déplacement de l’attention : moins centrée sur la résolution immédiate de la plainte, davantage orientée vers la qualité de la relation, l’observation fine et le processus en cours.
Ils montrent un thérapeute plus présent, plus ajusté, capable de rester engagé sans se laisser emporter par ce qui se joue dans la séance.
S’agit-il d’un apprentissage de techniques ou d’un changement de posture ?
Il ne s’agit pas principalement d’acquérir des techniques supplémentaires, mais d’opérer un changement de posture.
Les outils et cadres abordés servent avant tout à soutenir une manière d’être dans la relation : écouter autrement, questionner avec plus de précision, et rester disponible à ce qui émerge, plutôt que chercher à agir ou corriger à tout prix.
Qu’est-ce qui change concrètement dans la relation thérapeutique ?
La relation devient plus fluide et plus directe.
Le thérapeute intervient avec davantage de clarté, tout en laissant plus de place à la personne pour explorer sa propre expérience.
Cela favorise une relation moins asymétrique, où chacun reste à sa place, dans un cadre à la fois structuré et vivant.
Comment rester engagé dans la relation sans s’épuiser émotionnellement ?
Les témoignages montrent que l’engagement devient plus soutenable lorsque le thérapeute ne cherche plus à porter seul le changement.
En s’appuyant sur un cadre clair, un questionnement ajusté et une attention au processus, l’engagement reste présent sans se transformer en surcharge émotionnelle ou en surinvestissement.
Pourquoi certaines situations deviennent-elles plus légères à accompagner avec le temps ?
Avec le temps, certaines situations deviennent plus légères non pas parce qu’elles seraient plus simples, mais parce que la posture du thérapeute évolue.
Le regard porté sur la situation change, la pression diminue, et le thérapeute n’aborde plus ces contextes avec appréhension, mais avec curiosité et disponibilité.
En quoi le travail sur la posture modifie-t-il la fatigue en fin de séance ?
Lorsque le thérapeute cesse de « faire à la place » et s’appuie davantage sur le processus relationnel, la fatigue diminue.
L’énergie n’est plus mobilisée dans une lutte contre la plainte ou la complexité, mais dans une présence ajustée.
Cela se traduit souvent par moins de tensions physiques, moins de charge émotionnelle et une récupération plus rapide après les séances.
