La Résilience du Phoenix

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Coordonnées de l’auteur :
Virginie Bardot
161 bis rue du Général Lambert
97436 SAINT LEU – REUNION

laresilienceduphoenix@gmail.com

Editeur : Publishroom Factory (maison d’auto-édition)
Page facebook : @laresilienceduphoenix
Book trailer : https://www.facebook.com/watch/?v=1174362912962438

Aux côtés de Jessica, psychiatre et spécialiste du traitement des traumatismes psychiques, le lecteur pénètre dans le monde de la psychiatrie. Il se retrouve immergé dans une clinique qui accueille des jeunes souffrant de troubles psychologiques complexes après avoir vécu des évènements traumatiques.

Au travers du roman, le docteur Virginie Bardot, psychiatre et pédopsychiatre, souhaite sensibiliser les lecteurs sur la maladie mentale et les soins psychiatriques afin de déconstruire les préjugés qui entourent ce domaine.

Comment « déstigmatiser » en offrant une meilleure compréhension de la souffrance des personnes enfermées dans un vécu traumatique, ainsi que des comportements qui en découlent.

Comment « dédiaboliser » la maladie mentale en ouvrant les portes de la psychiatrie afin de favoriser la tolérance et faciliter l’accès aux soins des personnes en souffrance.

Extrait du chapitre 4 en pdf


L’interview de l’auteur

Virginie Bardot est née en Vendée, en 1985. Au cours de ses études de médecine, elle s’est orientée vers la psychiatrie. Elle vit actuellement à la Réunion où elle travaille en libéral et donne des formations dans le champ du psychotraumatisme et de la thérapie (HTSMA).


SR : Comment avez-vous eu l’envie d’écrire le roman La Résilience du Phoenix ?

VB : J’avais déjà commencé des ébauches de livre mais une fois l’ossature réalisée, je n’arrivais pas à me lancer complètement dans l’aventure. Une discussion avec l’une de mes amies a servi de starting-block… littéralement. J’ai mis un pied à l’étrier et je ne me suis plus arrêtée. Le deuxième tome est d’ailleurs en cours. Je crois que l’intérêt qu’elle a manifesté quand je lui ai parlé du projet lui a donné une forme de réalité.

Le roman met en scène des sujets qui me sont chers, comme la stigmatisation de la santé mentale et ses conséquences dramatiques dans la vie des gens touchés par certains comportements discriminatoires, les représentations moyenâgeuses en ce qui concernent les soins en psychiatrie et l’intérêt de démystifier le champ de la thérapie qui relève souvent de l’ésotérisme.
En observant la résonnance que ces thèmes ont eu chez mon amie, cela m’a motivée à me lancer dans cette aventure.


SR : Vous évoquez la stigmatisation de la santé mentale. Quel regard portez-vous sur cette question ?

VB : Le regard sociétal concernant la santé mentale, même s’il évolue, reste encore très ancré dans des stéréotypes du « malade mental » dangereux, incurable, voire irresponsable. Cela renforce l’isolement des personnes en souffrance et complique l’accès aux soins. La stigmatisation mène à l’enfermement, en donnant encore plus de
pouvoir à la maladie. A travers ce roman, je souhaitais proposer une lecture un peu différente des troubles psychiatriques, en se décalant des catégories diagnostiques pour se centrer sur le vécu du patient.

J’espère ainsi pouvoir sensibiliser les lecteurs, qu’ils participent à modifier progressivement les représentations sociales autour de la maladie mentale pour sortir de la spirale de la discrimination, de la méfiance et de la peur qui mènent à l’exclusion et au rejet. Pourquoi pas rêver que cette spirale s’inverse et se dirige vers la voie de l’empathie, de la solidarité et du soutien social qui participent énormément à l’accès à la résilience. Aussi, ce livre peut peut-être attirer l’attention des personnes qui souffrent, voire de leur entourage, afin qu’ils puissent se reconnaître et oser faire ce pas souvent
difficile de demander de l’aide.


SR : Quel a été le fil conducteur dans l’écriture de ce livre ?

VB : Essentiellement mon expérience en tant qu’interne dans une clinique qui se rapproche de celle du livre. L’institut du Pin-En-Mauges qui accueille des adolescents et jeunes adultes souffrant de troubles psychiatriques. Ils ont une approche systémique. Comme son nom l’indique, les thérapies systémiques abordent le patient dans ses interactions avec le système dans lequel il vit (famille, société…) et non à l’échelle individuelle. Ils proposent donc des thérapies de groupe et familiale. J’apprécie cette approche qui offre des résultats parfois étonnants. J’aurais d’ailleurs aimé développer ce genre de centre à la Réunion où je vis désormais. Mais dans l’immédiat, l’écriture me semblait un projet beaucoup plus accessible. Une manière de partager mon expérience et de peut-être de trouver un écho favorable…


SR : Que pouvez-vous nous dire de votre parcours de formation ?

VB : Au cours de mon internat en psychiatrie, j’ai été sensibilisée au
psychotraumatisme et ses impacts dévastateurs pour la vie de la personne. Cela peut aussi toucher les générations suivantes avec ce qu’on appelle la répétition transgénérationnelle. J’ai alors eu le souhait de me former à différentes approches comme l’HTSMA, les thérapies systémiques ou encore l’hypnose Ericksonienne afin d’accompagner au mieux mes patients.

Je me suis aussi spécialisée en pédopsychiatrie et plus particulièrement dans la période de l’adolescence. J’apprécie de travailler avec cette tranche d’âge suffisamment autonome psychiquement pour se décaler de l’histoire familiale et dont la plasticité psychique permet d’accéder plus facilement aux schémas dysfonctionnels pour réenclencher le processus de résilience.


SR : Pouvez-vous brièvement nous expliquer ces différents approches que vous utilisez dans votre livre ?

VB : L’approche principale du livre, l’HTSMA, est une thérapie centrée sur le lien. Si l’on prend la métaphore du bateau, il s’agit pour le patient et le thérapeute de se mettre d’accord sur un objectif commun et de se coordonner pour mener le navire à bon port. Pour chaque obstacle rencontré sur la route, le thérapeute propose une palette de différents outils. Il accompagne, voire il guide, mais le patient reste acteur du processus. Le travail se fait dans l’ici et maintenant, pour guérir les blessures du passé encore actives et permettre au patient de se projeter dans un avenir différent.

Pour que le lecteur puisse s’immerger et être au plus proche de ce qui se passe dans le cabinet du psychiatre, j’ai eu à coeur de décrire des scènes qui pourraient être d’authentiques séances de thérapie. Que ce soit des thérapies individuelles, en groupe ou des thérapies familiales. Elles s’inspirent de ma pratique mais ne sont pas autobiographiques. En revanche, cela permet au lecteur d’être témoin de l’évolution des personnages au fur et à mesure des séances.

Je voulais partager avec les lecteurs ces moments extraordinaires où l’on observe la vie reprendre « sa » place. Des jeunes qui semblaient voués à une vie en psychiatrie et qui peu à peu passent du statut de zombie à celui d’humain. C’est comme une renaissance… Profondément émouvante pour celui qui en est spectateur. J’espère que les jeunes psychiatres auront davantage accès à ce type d’accompagnement où la relation thérapeutique est au cœur du processus de soin.


Coordonnées de l’auteur :
Virginie Bardot
161 bis rue du Général Lambert
97436 SAINT LEU – REUNION

laresilienceduphoenix@gmail.com

Editeur : Publishroom Factory (maison d’auto-édition)
Page facebook : @laresilienceduphoenix
Book trailer : https://www.facebook.com/watch/?v=1174362912962438